Ce jeudi 18 août, 404 prisonniers de guerre marocains, détenus depuis plus de vingt ans par le Front Polisario ont enfin été libérés. Les prisonniers ont été maintenus en détention presque quatorze ans après la cessation officielle des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario. Amnesty International avait à de nombreuses reprises lancé des appels en faveur de la libération de ces prisonniers.
Toutefois, selon le Comité international de la Croix-Rouge, quelque 250 Marocains manquent toujours à l’appel dans le cadre de ce conflit qui a débuté en 1975, date à laquelle le Maroc a annexé le territoire du Sahara occidental. En outre, on est toujours sans nouvelles de centaines de Sahraouis, « disparus » aux mains des forces de sécurité marocaines, pour la plupart dans les années 70.
Amnesty International renouvelle également ses appels pour que le sort de tous ceux qui ont « disparu » pendant et après le conflit entre le Maroc et le Front Polisario soit éclairci et pour que les présumés responsables de « disparitions », actes de torture et autres graves violations des droits humains des deux parties au conflit soient traduits en justice.
Le Sahara occidental est l’objet d’un litige territorial entre le Maroc, qui a annexé le territoire en 1975 et proclame sa souveraineté et le Front Polisario qui appelle à la mise en place d’un État indépendant sur ce territoire et a mis sur pied un gouvernement en exil dans des camps de réfugiés du sud-ouest de l’Algérie. Un plan de résolution du conflit préparé par l’ONU a été accepté par les autorités marocaines et le Front Polisario en 1988 et approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies en 1991.
Après plus de dix années de conflit, les deux parties ont accepté que se tienne un référendum dans lequel il serait demandé à la population sahraouie de choisir entre l’indépendance et l’intégration au Maroc. Le référendum, qui devait être organisé et mené par la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), devait initialement se tenir en 1992, mais n’a cessé d’être repoussé.
RUSSIE - Des ex-détenus de Guantánamo remis en liberté par les autorités russes
Deux ex-détenus de Guantánamo que l’on croyait « disparus » aux mains des autorités russes ont été remis en liberté ce matin. Aïrat Vakhitov et Roustam Akhmiarov ont été libérés, sans avoir été inculpés, à dix heures (heure de Moscou) ce vendredi 2 septembre. Ils sont libres et se trouvent actuellement dans la ville de Naberejnie Tchelni dans la République du Tatarstan.
En retrouvant la liberté, Aïrat Vakhitov a remercié les membres d’Amnesty International. « Nous sommes simplement sous le choc, merci d’avoir compris notre situation. » Roustam Akhmiarov a ajouté, « Un très grand merci, merci de vous être souciés de nous et de n’être pas restés indifférents. » Les deux hommes ont déclaré être convaincus que leur remise en liberté était due à l’attention des médias et des organisations de défense des droits humains.
Aïrat Vakhitov a déclaré à Amnesty International par téléphone qu’il avait été interpellé à Moscou, en même temps que Roustam Akhmiarov, par des membres de l’Unité de lutte contre le crime organisé du Tatarstan et par des membres des forces de l’ordre moscovites samedi dernier (27 août). Les deux hommes ont été emmenés par avion à Kazan, capitale du Tatarstan et placés dans un centre de détention provisoire avant d’être transférés dans un autre centre, à Naberejnie Tchelni.
Selon Farid Zagidoullin, ils étaient soupçonnés d’infractions liées au terrorisme. Toutefois, aucune inculpation n’a été prononcée contre aucun des deux hommes.




