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150 lettres par jour envoyées à Sergueï Gourgourov ! Merci

jeudi 30 mars 2006

Moldavie : vos lettres contre les tortures infligées à Sergueï Gourgourov

Lorsqu’il a comparu devant un tribunal, le 3 novembre 2005, Sergueï Gourgourov était incapable de marcher seul et tremblait de façon incontrôlable. Cet homme de vingt-sept ans avait été arrêté une semaine plus tôt par la police qui l’aurait alors battu et torturé à l’électricité pour le contraindre à « avouer » le vol d’un téléphone portable. La cour a refusé de prolonger sa détention et ordonné qu’il soit libéré et assigné à résidence. Mais la police l’a emmené dans un autre lieu de détention temporaire. Amnesty International a lancé une Action urgente au sujet de Sergueï Gourgourov et dans les semaines qui ont suivi, des milliers de membres de l’organisation à travers le monde ont écrit des appels en sa faveur. L’Action urgente a attiré l’attention sur la Moldavie et le 23 novembre, la structure moldave d’Amnesty International a organisé une conférence de presse avec les deux avocats chargés de cette affaire. Le 9 décembre, Sergueï Gourgourov a été mis en liberté sous caution. Les tortures qui lui avaient été infligées l’avaient tellement affaibli qu’il n’a pas été en mesure d’assister à l’audience à l’issue de laquelle sa libération a été prononcée. Il a été emmené en civière directement du centre de détention dans un hôpital. Le 24 janvier, lors d’un entretien avec un représentant de la structure moldave d’Amnesty International, des assistants du vice-procureur général de la Moldavie se sont plaints de ce qu’ils recevaient jusqu’à 150 lettres par jour et de ce que la campagne en faveur de Sergueï Gourgourov ternissait l’image de la Moldavie. Le 18 janvier, les services du procureur ont refusé d’engager des poursuites pénales contre les policiers présumés responsables des violences infligées à Sergueï Gourgourov.

Pérou : les membres du personnel de l’Association pour la vie et la dignité humaine ne sont plus menacés

“ Grâce au soutien d’Amnesty international, l’action de celles et ceux qui défendent les droits humains se trouve renforcée et nous sommes plus déterminés que jamais à la poursuivre. Merci.

L’APORVIDHA offre une assistance juridique aux victimes et proches de victimes de violations des droits humains perpétrées pendant le conflit armé interne qui a déchiré le Pérou entre 1980 et 2000. Sa directrice, Iscra Chávez Loaiza, et deux des avocats travaillant pour l’association, Freddy Rodríguez Olivera et Evelyn Zevallos Enriquez, avaient reçu début décembre des messages de menaces manifestement liés à leur action en faveur des droits de la personne. Il semble que l’intervention d’Amnesty international dans cette affaire ait directement débouché sur l’ouverture d’une enquête de police sur ces menaces : en effet, le ministre de l’Intérieur, Rómulo Pizarro Tomasio, lorsqu’il a ordonné l’ouverture des investigations, a déclaré avoir pris cette décision à la demande d’Amnesty international.

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