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Action urgente (bonne nouvelle): Syrie. Libération de deux journalistes turcs, Adem Özköse et Hamit Coşkun,
22 mai, par Barbel Conrads — Syrie, Actions urgentes (bonnes nouvelles), Journalistes et écrivains, Liberté de réunion et d'expression, En coursInformations complémentaires sur l’AU 82/12, MDE 24/045/2012, 18 mai 2012
Aucune action complémentaire n’est requise de la part du réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.
Les journalistes turcs Adem Özköse et Hamit Coşkun sont rentrés en Turquie le 13 mai, après deux mois de détention en Syrie.
Adem Özköse, journaliste de 34 ans, et Hamit Coşkun, caméraman de 21 ans, ont franchi la frontière turque pour se rendre en Syrie le 5 mars 2012. Lors de leur dernier contact avec leurs collègues, le 10 mars, ils se trouvaient dans la ville septentrionale d’Idlib. Ils ont confirmé à Amnesty International qu’ils avaient été capturés par des membres de chabiha (milices armées progouvernementales), qui les ont détenus dans plusieurs maisons jusqu’au 17 mars. Pendant cette période, ils ont été mis en joue à plusieurs reprises.
Le 17 mars, ils ont été emmenés au poste de police d’Idlib, puis dans un lieu de détention non identifié à Damas, la capitale, où chacun d’eux était détenu à l’isolement dans une petite cellule. Adem Özköse a expliqué à Amnesty International que sa cellule n’était pourvue que d’une toute petite fenêtre et qu’il ne voyait pas le soleil. Il a ajouté qu’il avait vu d’autres personnes, dont certaines n’avaient que 14 ans, détenues ensemble dans de petites cellules surpeuplées. Bien qu’Adem Özköse et Hamit Coşkun aient tous les deux confirmé qu’ils n’avaient pas été torturés physiquement, ils ont régulièrement entendu d’autres détenus pleurer et crier dans la prison, ce qu’ils attribuent à des actes de torture.
Ils ont été contraints à dormir à même le sol avec peu de couvertures et devaient manger à la main. Ils étaient autorisés à utiliser brièvement les toilettes trois fois par jour, à heures précises.
Malgré des demandes répétées, les autorités syriennes n’ont donné à ces deux hommes aucune information concernant les raisons de leur arrestation et de leur détention prolongée.Leur libération a été négociée par les autorités iraniennes. Ils ont transité par l’Iran avant de rejoindre la Turquie. Deux Iraniens enlevés en Syrie par des forces d’opposition, semble-t-il, ont également été relâchés peu après, bien que l’Iran ait démenti tout lien entre ces deux affaires.
Adem Özköse et Hamit Coşkun ont indiqué à Amnesty International qu’ils avaient beaucoup apprécié les efforts et le soutien des membres de l’organisation à leur égard et qu’ils souhaitaient remercier toutes les personnes qui avaient écrit aux autorités syriennes en leur faveur.Aucune action complémentaire n’est requise de la part du réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.
Ceci est la troisième mise à jour de l’AU 82/12. Pour plus d’informations : http://amnesty.org/fr/library/info/MDE24/043/2012/fr.
Informations complémentaires sur l’AU 82/12, MDE 24/045/2012, 18 mai 2012
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Action urgente (bonne nouvelle): Zimbabwe. Les peines de plusieurs militants pourraient être annulées
21 mai, par Marie-Francoise — Zimbabwe, Actions urgentes (bonnes nouvelles), Avocats, Défenseurs de droits humains, Syndicalistes, Liberté de réunion et d'expression, En coursInformations complémentaires sur l’AU 55/11, AFR 46/007/2012, 15 mai 2012
Six militants zimbabwéens déclarés coupables en mars 2012 de conspiration en vue de provoquer une émeute ont vu leurs ordonnances de travaux d’intérêt général suspendues en attendant qu’il soit statué sur leur appel. Ces ordonnances et les peines de prison avec sursis infligées à ces personnes vont probablement être annulées par la Haute Cour.
Eddson Chakuma, Antonater Choto, Hopewell Gumbo, Munyaradzi Gwisai, Tatenda Mombeyarara et Welcome Zimuto faisaient partie d’un groupe de 45 personnes, composé de militants pour la justice sociale, de syndicalistes et de défenseurs des droits humains. Ceux-ci ont été arrêtés et inculpés de trahison le 19 février 2011, après avoir assisté à une conférence qu’ils avaient organisée, intitulée « Mouvement de révolte en Égypte et en Tunisie. Les leçons que peuvent tirer le Zimbabwe et l’Afrique ».
Trente-neuf de ces personnes ont été libérées le mois suivant après l’abandon des charges retenues contre elles. Cependant, les six autres ont continué à être détenues et n’ont été libérées sous caution que le 16 mars 2011. Certains militants ont déclaré avoir été torturés en détention. En juillet 2011, le chef de trahison a été supprimé et les six militants restants ont été informés que la charge désormais retenue contre eux était celle de « conspiration en vue de provoquer une émeute » – infraction moins grave, passible d’une peine maximale de 10 ans de prison.
Le 19 mars 2012, ils ont été déclarés coupables en vertu de la section 188 de la Loi relative à la codification et à la réforme du droit pénal. Ils ont été condamnés deux jours plus tard à une amende de 394 euros environ et à deux ans de prison avec sursis, à condition qu’ils ne commettent pas de nouvelle infraction du même type dans les cinq ans et qu’ils accomplissent chacun 420 heures de travaux d’intérêt général. Amnesty International estime que les charges retenues contre ces personnes sont sous-tendues par des motifs politiques et constituent une violation de leur liberté d’expression. C’est pourquoi elle demande que leurs peines soient annulées.
Le 13 avril, à la suite d’une procédure d’appel, la Haute Cour a suspendu l’ordonnance relative aux travaux d’intérêt général en attendant qu’il soit statué sur l’affaire. Il est probable qu’elle annule à la fois les déclarations de culpabilité et les peines des six militants cités.
Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels. Aucune action complémentaire n’est requise. Amnesty International continuera à suivre l’évolution de cette affaire.
Ceci est la quatrième mise à jour de l’AU 55/11. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR46/005/2012/fr.
Noms : Munyaradzi Gwisai, Hopewell Gumbo, Antonater Choto, Welcome Zimuto, Eddson Chakuma et Tatenda Mombeyarara
Genre : Munyaradzi Gwisai (homme), Hopewell Gumbo (homme), Antonater Choto (femme), Welcome Zimuto (homme), Eddson Chakuma (homme) et Tatenda Mombeyarara (homme)Informations complémentaires sur l’AU 55/11, AFR 46/007/2012, 15 mai 2012




