Pétition : CONSEIL DE L’EUROPE : Il faut protéger les victimes de la traite des êtres humains
mercredi 9 mars 2005, par phensmans
Cette pétition est maintenant close. Merci aux plus de 4170 personnes qui l’ont signée. Elle a été remise ce 17 mars au Ministre belge des affaires étrangères.
Pétition à l’attention de Monsieur Karel De Gucht
Ministre des Affaires étrangères belge
Monsieur le Ministre,
Comme vous le savez, les négociations sur la rédaction par le Conseil de l’Europe d’une Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains tirent à leur fin et il est prévu que le projet de traité, actuellement examiné par le Comité des Ministres, soit ouvert à la signature lors du 3e Sommet du Conseil de l’Europe, les 16 et 17 mai prochain.
Nous avons l’honneur de vous écrire pour vous demander d’user de votre influence afin que les mesures liées à la traite des êtres humains visent véritablement la protection des victimes et non pas celle des frontières nationales des Etats européens.
Nous vous demandons donc de faire en sorte que ladite Convention remplisse l’objectif, tel qu’annoncé initialement, de renforcer la protection des droits des victimes de la traite des êtres humains et ce, afin que :
toutes les personnes victimes de la traite aient accès à l’assistance médicale nécessaire ;
toutes les personnes victimes de la traite puissent bénéficier d’un délai de rétablissement et de réflexion d’une durée minimale de trois mois et que le séjour de la personne dans le pays concerné pendant ce délai soit reconnu et régularisé par les autorités ;
les victimes de la traite se voient délivrer des permis de séjour renouvelables d’une durée minimale de six mois ainsi que des permis permanents si leur situation personnelle ou les besoins de l’enquête (contre les auteurs de la traite et/ou relative à l’indemnisation des victimes) l’exigent, et qu’elles puissent recourir à la réunification familiale ; et
les victimes de la traite ne puissent être incarcérées, poursuivies ou sanctionnées pour leur entrée ou leur séjour de manière illégale ou leurs activités lorsque celles-ci résultent de leur situation de victimes de la traite.
En outre, nous vous demandons que le projet de Convention mette en place un seul organe d’experts indépendants chargé de veiller à la bonne mise en œuvre de la Convention par les Etats, qu’ils soient membres ou non de l’Union européenne, et que celui-ci soit habilité à recevoir et examiner des plaintes collectives provenant d’organisations non gouvernementales.
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Messages de forum
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En tant que femme et en tant que mère, je vous remercie très sincèrement de votre initiative.
J’espère que vos efforts apporteront de fruits. Il est évident qu’il faut penser d’abord aux victimes de la traite des êtres humains et non aux frontières des états. Il semble évident aussi qu’il faudra repenser la législation à ce sujet dans chaque pays européen.
Je profite de ce message pour féliciter votre organisme pour l’ensemble de ses actions. Ce que fait Amnesty International à l’égard de la situation de femmes et des droits des êtres humains par le monde est très important.
Voir en ligne : Conseil de l’ Europe : Il faut protéger les victimes de la traite des êtres humains
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Je ne peux pas signer une pétition sans connaire le texte projeté" de cette convention.il serait souhaitable et objectif de le mettre en ligne sur votre site ou d’indiquer le site ou il est consultable . ON NE PEUT PRENDRE POSITION SUR LA SEULE BASE DE VOS AFFIRMATIONS AUSSI VERIDIQUES OU HONORABLES QU’ELLES PUISSENT ETRE SANS CONNAITRE LE FOND DU DOSSIER A PARTIR DU DOCUMENT ORIGINAL.Merci de votre compréhension et en attendant ce texte, je demeure
disponible.
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10 mars 2005 21:00, par fabienne
Sur le fond, je suis tout à fait d’accord avec le contenu de la lettre. Mais COMMENT pourra t-on déterminer si telle ou telle personne est vraiment victime de traite ? Sur quelles bases ? Comment vérifier ? Car si la convention est modifiée dans le sens voulu ici, certaines personnes candidates à l’immigration (non sujettes de traite) ne vont-elles pas s’engouffrer dans cette nouvelle brèche qui s’offre (« non poursuite si immigration de manière illégale par ex. ») ??? Je ne sais pas quoi penser...
Merci de m’aider
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Je trouve aussi que derrière chaque solution peut se cacher un nouveau danger. Je comprend que ce n’est pas facile de voir où mène celle-ci. Je suis bien d’accord avec tout ce qui est proposé. Mais le monde n’est pas en noir et blanc.... Il est bien gris, et de toutes les nuances. Des solutions constructives doivent être proposées, mais ce n’est souvent pas la plus facile qui fait le plus de bien à tout le monde (surtout les victimes). Ce n’est pas en fermant nos frontières, nos yeux, qu’un situation peut s’améliorer réellement. Tout cela ne peut changer que petit à petit pour être sur de trouver un juste milieu. Virer dans l’excès inverse c’est risquer d’autres problèmes....
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Faudrait-il envisager que les personnes victimes produisent un certficat de leurs « bourreaux » établissant qu’elles sont effectivement victimes ?
Je doute que tel trafiquant ou tel tortionnaire signe ce genre de papier. Nous savons déjà les difficultés rencontrées par les associations se préoccupant de l’esclavage moderne, souvent agi par des diplomates, et il me semble que c’est de notre devoir d’européens de ne pas agiter la peur de l’immigration pour éviter de regarder ce qui se passe sous nos yeux, et de ne pas accueillir avec bienveillance, en les croyant, les personnes qui par des réseaux complexes se trouvent en Europe et osent (ou réussissent à) crier l’histoire qu’elles ont subi et les séquelles qui vont avec. Cette question des preuves se pose également pour tout demandeur d’asile.
Gérard
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Bien sur il est impensable de demander des « preuves ».
Cependant je pense que proposer à ces gens des permis de séjour renouvelables est un peu utopique : l’europe est un paradis social (comparé au reste de la planète), et ce genre de mesure est une porte ouverte à de nombreux excès, et aux polémiques et autres crises qui en découleront. De plus, je ne pense pas que les vicitimes de trafic d’êtres humains soient (pour la majorité en tout cas) aptes à survivre et à s’intégrer dans le contexte socio-économico-culturel européen, qui est malgré tout exigeant (marché du travail demandant de hautes qualifications). Leur pays d’origine est sans doute rude, et ces gens on vécu des traumatismes, mais le monde est ainsi (je sais c’est facile à dire quand on écrit derrière son ordinateur). En tout cas je suis persuadé que c’est chez eux que ces personnes se sentiront le mieux, en admettant qu’ils puissent y retrouver une vie digne d’un être humain.
Par contre il faut les aider. La période de trois mois de réflexion et d’éventuels soins de santé est une excellente idée, et selon mon opinion devrait etre accompagnée d’un soutien éducatif et psychologique (profiter de leur séjour en europe pour se faire des armes solides pour leur retour au pays). Et bien sur leur garantir une retour dans de bonnes conditions et des facilités élémentaires pour se réinstaller (prêt de matériel, médicaments de base, mise en place de communautés d’entr-aide, ...). Ca coutera moins cher(je crois, en tout cas à long terme !) et ce sera beaucoup mieux pour tout le monde...
Voilà donc mon opinion sur ce sujet : Il faut croire, bien sur, aux témoignages des victimes. Il faut les aider, les traiter avec la compassion qu’ils méritent. Mais les aider, ca ne veut pas dire leur donner un logement social dans une tour de 15 étages dans un quartier insalubre(je dramatise), ou ils auront une existence sécurisée(relativement en tout cas) mais triste et peu épanouissante. Les aider, c’est leur donner une chance de se réaliser eux mêmes, dans leur vie et dans un endroit qui leur correspond.
Je ne suis pas un spécialiste et ma vision des choses est peut être corrompue (par un manque de rensignements ou encore de réalisme ?). Mais j’espère que j’aurai permis d’animer le débat.
Antoine, étudiant
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Il semble qu’Antoine ait recentré tout en nuance, avec beaucoup de douceur et d’à-propos toute la problématique des gens « déplacés » de force. Il n’y a vraissemblablement pas (tout comme pour chaque problématique), de solution miracle, idéale et unique ; il faut en toute circonstance garder un maximum de possibilité de liberté, afin de répondre au mieux à l’ensemble du questionnement que chaque situation induit, tout en veillant à ce que l’absence de cadre (souvent trop rigide) ne soit source de dérapage décisionnel. Ce sera toujours difficile de rétablir la vie de la victime ; ce serai éminemment mieux de ne pas à avoir à secourir des victimes quelqu’elles soient, ou pour l’écrire autrement : il est vraiment dommage que certains aient besoin de profiter de plus faibles.
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12 mars 2005 14:32, par E. Cools
Une question à tous les monarchistes (et aux autres) :
la traite des êtres humains a été un des thèmes des funérailles du Roi Beaudouin. S’est-on préoccupé de la témoin, Luz et de toutes les autres filles qui ont inspiré le livre de Chris de Stoop (« elles sont si gentilles, Monsieur. ») ?
Ou bien ont-elle dû quitter le territoire avec un coussin plus ou moins enfoncé sur le nez ?
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14 mars 2005 11:22, par Patrice Lempereur
Je suis assez étonné de voir la mauvaise foi de certains face aux maltraitances dont sont victimes des étrangers issus comme par hasard de pays ou sévissent des dictatures, l’alphabétisme et le non reconnaissance des droits essentiels que méritent tout être humain.
Que la Belgique et l’Europe attirent les « maltraités » du monde entier n’est pas en soi un mal. Nous connaissons des problèmes démographiques, et d’un autre côté, l’histoire nous a appris que le mélange des cultures ne dégradent pas une civilisation, mais l’enrichit.
La solution ne serait elle pas dans la définition de ce qui est notre culture, langue, religion, style de vien, coutumes, habitudes vestimentaires... et de demander aux candidats à l’immigration un engagement au respect de nos valeurs et à l’adoption de celles-ci s’il désirent vivre en Europe, et sans renier leurs origines à devenir européen et à défendre les valeurs européennes.
Si l’Europe acceuille vraiment ces étrangers, et qu’ils deviennent européens beaucoup de problèmes d’intégrisme, de clandestinité, de maltraitance se résoudront de manière douce.
Si parallèlement à cela on arrêtait d’exploiter les pays du Sud, à entretenir leurs dictatures, et que l’on s’efforçait à les rendre plus démocratiques, et agréables à vivre, il y aurait probablement beaucoup moins de candidats à l’immigration.
Patrice Lempereur
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