Détention dans le cadre de la politique d’immigration : la position d’Amnesty
mercredi 1er juillet 2009, par Brian May
Téléchargez la synthèse de ce rapport en cliquant ICI
| Amnesty International est, de manière générale, opposée au recours à la détention à des fins de contrôle de l’immigration. Tout être humain, y compris lorsqu’il est migrant ou demandeur d’asile et indépendamment de sa situation au regard de la loi, a droit à la liberté, ce qui implique le droit de circuler librement et de ne pas être arrêté ou placé en détention de manière arbitraire.
La restriction, à des fins de contrôle de l’immigration, du droit à la liberté et du droit de circuler librement, ne doit être envisagée qu’en cas de nécessité, pour empêcher un migrant en situation irrégulière ou un demandeur d’asile de prendre la fuite, vérifier son identité ou veiller à l’application d’un arrêté d’expulsion. Les États peuvent prendre des mesures de substitution, non privatives de liberté, afin de surveiller les déplacements des migrants ou des demandeurs d’asile et en faire une condition de la régularisation de leur situation. Ils peuvent par exemple exiger qu’un demandeur d’asile demeure à une adresse donnée pendant toute la durée de la procédure d’examen de sa demande. En tout état de cause, de telles mesures ne peuvent être que temporaires et doivent être levées dès la régularisation définitive de la situation de la personne concernée. Dès l’instant où un demandeur d’asile est reconnu comme réfugié, la prolongation par l’État de mesures de substitution quelles qu’elles soient, même non privatives de liberté, ne se justifie plus. La loi doit établir comme règle présomptive le refus de la détention. Des mesures de substitution non privatives de liberté doivent être préférées et doivent toujours être envisagées avant de placer une personne en détention. La détention de migrants ne peut être considérée comme légale que lorsque les autorités peuvent démontrer, dans chaque cas individuel, qu’elle est nécessaire et proportionnée, que les autres solutions ne seraient pas efficaces, et qu’elle vise à atteindre l’un des trois objectifs suivants, seuls reconnus comme légitimes : empêcher une personne de prendre la fuite, procéder à la vérification de son identité ou veiller à l’application d’un arrêté d’expulsion. Une mesure de détention ne doit intervenir que pour des motifs dûment prévus par la loi. |
Documents joints
-
position_amnesty (PDF - 358.1 ko)
-
POL_33_002_2009_ext_fra (Word - 39.5 ko)
Efficace et rapide, les actions par sms vous donnent la possibilité de signer nos pétitions avec votre gsm
S'il vous est possible d'agir au coup par coup via la publication de l'action sms sur Isavelives.be, le service constitue avant tout un réseau de participants mobilisables chaque semaine.
Pour rejoindre le réseau, envoyer simplement le message "AU" au numéro "3313". Vous serez automatiquement abonné et recevrez tous les mercredis à 14h00 une action pétition par sms. Il vous suffit alors d'envoyer votre nom, prénom et vos coordonnées en réponse au numéro "3313" pour signer la pétition.
Coût :
Activation et abonnement : gratuit
Le message que nous vous envoyons : gratuit
La message que vous nous répondez : 2,00 €
Ce coût permet de financer le service et de soutenir Amnesty pour l'ensemble de ses activités. Vous pouvez nous envoyer autant de réponses que vous le souhaitez. Une réponse avec vos coordonnées sera reprise pour la pétition, les autres seront considérées comme don. Vous avez la possibilité de vous désabonner facilement et à tout moment. Envoyer simplement le message "STOP" au numéro "3313". Votre désabonnement sera effectif sans délai. L'ensemble des signatures récoltées sont imprimées et envoyées vers les autorités.
NOS LISTES D'ACTIONS PAR EMAIL.
Informez-vous et agissez depuis chez vous en vous abonnant à nos listes d'actions et d'informations.Cliquez ici
En vous inscrivant à une ou à toutes nos lettres d'informations et d'actions, vous serez en permanence informé(e) sur nos actions et leurs résultats. Nous nous engageons à respecter les lois en vigueur en mati re de respect de la vie privée. Vous pourrez à tout moment vous désabonner d'une lettre d'information en suivant le lien prévu à cet effet dans la lettre.
Pour vous abonner à nos lettres d'informations et d'actions, complétez le formulaire ci-dessous (les champs marqués d'une * sont requis), choisissez ensuite les listes répondant à vos attentes.


Les prisonniers d’opinion âgés, U Naing Naing et U Soe Han ont été condamnés en 2000 à vingt-et-un ans d’emprisonnement chacun, pour avoir publié une déclaration appelant à la libération de Daw Aung San Suu Kyi, dirigeante du parti d’opposition, la National League for (...)
Suivez-nous sur Twitter
Publier une rubrique, les dernières nouvelles, les dernières actions,...
Version imprimable
envoyer par mail
