Accueil du site > Thèmes > Droits des femmes > Actions

Soutenir

JPEG - 21.1 ko

Procurez-vous
nos derniers agendas
de poche !
5 EUR
Description :
Agenda de poche portefeuille.
Couverture en cuir rouge
ou bleu. Format : 15,3cm x 8,7cm
128 pages -
une semaine sur deux
pages - n° des semaines -
présentation verticale
- coins prédécoupés.
Impression du logo
Amnesty International sur la couverture
Cliquez ICI


Marquer Enregistrer au format PDF Version imprimable de cet article Version imprimable envoyer l'article par mail title= envoyer par mail 0 réactions
Haïti. Les mineures privées de protection contre la violence sexuelle

jeudi 27 novembre 2008, par Françoise Guillitte

Le gouvernement haïtien manque au devoir qu’il a de protéger les mineures haïtiennes contre le viol et les autres actes de violence sexuelle, a déclaré Amnesty International le jeudi 27 novembre 2008, à l’occasion du lancement d’un rapport exhortant les autorités à prendre conscience de la gravité du problème et à honorer l’obligation qui leur est faite de défendre les jeunes filles.

Communiqué de presse et rapport dsiponibles ici.

FAITS ET CHIFFRES ET ÉTUDE DE CAS

2008. L’organisation Solidarité femmes haïtiennes (SOFA) recueille actuellement des informations sur les femmes, les jeunes filles et la violence sexuelle. Entre janvier et juin 2008, elle a enregistré 105 viols, dont 58 de mineures.

2007. En 2007, SOFA a reçu des témoignages sur 238 viols ; 140 concernaient des filles âgées de dix-neuf mois à dix-huit ans.

2006. En 2006, 155 victimes de viol ont sollicité l’aide de l’un des 21 centres de SOFA dans le pays ; 77 d’entre elles étaient mineures.

Kay Fanm (expression créole signifiant « maison des femmes ») est une autre organisation s’efforçant de compiler des chiffres sur la violence sexuelle contre les femmes et les filles. En 2006, elle a enregistré 133 cas de viol et de violences sexuelles contre des femmes et des filles. Cinquante-cinq pour cent des victimes de viol étaient mineures.

Parmi les jeunes filles âgées de quinze à dix-neuf ans ayant fourni des informations dans le cadre d’une enquête menée en 2006 par le gouvernement, 10,8 % ont dit avoir subi des actes de violence sexuelle de la part d’un partenaire sexuel.

Ce questionnaire général soumis au nom du ministère de la Santé a été rempli par 10 757 femmes âgées de quinze à quarante-neuf ans ; un sous-groupe de femmes a été sélectionné, à qui il a été demandé de répondre à un questionnaire sur la violence au sein du couple, et notamment sur la violence sexuelle.

« Rose », vingt-deux ans, interviewée en mars 2008

"J’avais quinze ans, j’allais à l’école, j’étais le seul enfant de la famille à être scolarisé parce qu’il était impossible pour ma mère de soutenir les autres financièrement également.

Un jour [je me suis] disputée avec ma tante [et] le soir même, elle est venue chez moi accompagnée de trois hommes. Ils étaient tous armés. Ils m’ont enlevée et m’ont conduite dans un autre quartier. Ils m’ont frappée et puis ils m’ont violée. Après, ils m’ont expliqué qu’ils n’auraient pas dû me violer ou me battre, mais qu’ils auraient dû me tuer sur place. C’était un endroit désert où personne ne passait. J’ai dû les supplier de me laisser partir, alors ils l’ont fait et je suis allée trouver ma mère […].

Pendant quatre mois après les faits, je ne pouvais pas dormir, je ne pouvais pas manger. Quand je sortais, ma mère s’inquiétait parce qu’ils me menaçaient. Ils affirmaient que si j’allais tout dire à la police, ils me tueraient. Ma mère n’avait pas les moyens de me payer des séances avec un psychologue, alors j’ai dû me battre pour m’en sortir seule […].

J’ai porté plainte. C’est à partir de ce moment qu’ils ont commencé à me menacer, à me dire que si je portais plainte ils me feraient ci et ça, et pour me prouver qu’ils disaient la vérité, ils ont mis le feu à ma maison […].

[Au poste de police de Cafétéria] ils m’ont dit qu’ils feraient le nécessaire mais finalement, il ne s’est rien passé. Quelque temps après, un de ces hommes a été arrêté […] mais il n’y a pas eu de suite. Près de deux semaines plus tard, on s’est croisés dans le quartier et il m’a dit : « tu voulais me faire rester en prison, tu vas voir ce que je vais te faire […] », alors ma mère a fait en sorte que je quitte le quartier pour quelque temps.

[La seconde fois] que ça s’est produit c’était il y a deux ans, j’avais vingt ans […]. Un voleur s’est introduit dans la maison […] il m’a violée. Je ne pouvais pas hurler parce que j’étais seule à la maison avec les enfants […]. À cette époque il y avait beaucoup de violence dans le pays et tout le monde avait peur […].

Le lendemain matin, je suis venue ici, j’ai tout dit aux femmes qui travaillent ici […] elles ont fait tout ce qu’il fallait pour s’assurer que je n’avais pas été infectée. Elles m’ont donné des médicaments, m’ont prodigué des soins. Je suis allée voir un psychologue – ça m’a aidée […] Ici je reçois aide médicale et soutien moral ; ici ils ne traitent pas avec la police parce que ça ne mène nulle part de toute façon.

Maintenant, mon plus gros problème c’est le quartier où je vis. En Haïti à l’heure actuelle, quand on a été violée, on est quasiment mise au ban de la société : vous ne devez pas étudier ; vous ne devez pas aller à l’hôpital ; vous devez rester dans un coin. Avoir été violée fait de vous […] une personne sans droits, une personne rejetée par la société et désormais, dans le quartier où je vis, c’est comme si j’étais violée chaque jour car chaque jour quelqu’un me rappelle que j’ai été violée et que je ne suis rien, que je devrais me mettre dans un coin, que je ne devrais pas parler, que je devrais ne rien dire." FIN/

Vous pouvez agir : adressez la lettre ci-jointe à l’ambassade de Haïti de votre pays. En Belgique : Ambassade de la République d’Haïti - Chaussée de Charleroi 139 - 1060 Bruxelles - ambassade amb-haiti.be

Documents joints




Efficace et rapide, les actions par sms vous donnent la possibilité de signer nos pétitions avec votre gsm
S'il vous est possible d'agir au coup par coup via la publication de l'action sms sur Isavelives.be, le service constitue avant tout un réseau de participants mobilisables chaque semaine.
Pour rejoindre le réseau, envoyer simplement le message "AU" au numéro "3313". Vous serez automatiquement abonné et recevrez tous les mercredis à 14h00 une action pétition par sms. Il vous suffit alors d'envoyer votre nom, prénom et vos coordonnées en réponse au numéro "3313" pour signer la pétition.
Coût :
Activation et abonnement : gratuit
Le message que nous vous envoyons : gratuit
La message que vous nous répondez : 2,00 €
Ce coût permet de financer le service et de soutenir Amnesty pour l'ensemble de ses activités. Vous pouvez nous envoyer autant de réponses que vous le souhaitez. Une réponse avec vos coordonnées sera reprise pour la pétition, les autres seront considérées comme don. Vous avez la possibilité de vous désabonner facilement et à tout moment. Envoyer simplement le message "STOP" au numéro "3313". Votre désabonnement sera effectif sans délai. L'ensemble des signatures récoltées sont imprimées et envoyées vers les autorités.

NOS LISTES D'ACTIONS PAR EMAIL.

Informez-vous et agissez depuis chez vous en vous abonnant à nos listes d'actions et d'informations.

Cliquez ici

En vous inscrivant à une ou à toutes nos lettres d'informations et d'actions, vous serez en permanence informé(e) sur nos actions et leurs résultats. Nous nous engageons à respecter les lois en vigueur en mati re de respect de la vie privée. Vous pourrez à tout moment vous désabonner d'une lettre d'information en suivant le lien prévu à cet effet dans la lettre.

Pour vous abonner à nos lettres d'informations et d'actions, complétez le formulaire ci-dessous (les champs marqués d'une * sont requis), choisissez ensuite les listes répondant à vos attentes.

E-mail : *
Nom : *
Prénom : *
Rue :
Num de rue :
Num de boite :
Code postal :
Localité :
Pays :
Num de Tel. :
Num de GSM :
Profession :
Num de membre ou de donateur :
Je désire devenir membre, contactez-moi (veuillez indiquer un numéro de téléphone) :
 oui /  non Je désire devenir donateur, contactez-moi (veuillez indiquer un numéro de téléphone) :
 oui /  non - Si vous ne résidez pas en Belgique, vous trouverez comment devenir membre ou donateur d'Amnesty International dans votre pays en cliquant ici.

Sélectionnez les listes auxquelles vous voulez vous abonner :


 
   Agir pour les Droits Humains en Turquie
Cette lettre vous donne des informations sur les violations des droits humains en Turquie. Elle vous proposera des actions s'y rapportant.
 
   Agir pour les Droits Humains au Brésil, en Argentine, en Uruguay et au Paraguay
Cette lettre vous donne des informations sur les violations des droits humains au Brésil, en Argentine, en Uruguay et au Paraguay (Paburan). Elle vous proposera des actions s'y rapportant.
 
   Agir pour les Droits Humains aux USA
Cette lettre vous donne des informations sur les violations des droits humains aux Etats-Unis et/ou commises par les Etats-Unis. Elle vous proposera des actions s'y rapportant.
 
   La Lettre aux Jeunes
Cette lettre vous informe sur les actions d'Amnesty, sur les projets pour les jeunes, sur les idées pour faire bouger votre école, votre maison de jeunes ou mouvement de jeunesse avec Amnesty ...
 
   La Lettre Femmes d'Amnesty
Chaque mois, nous vous envoyons une lettre d'informations comprenant à la fois des infos utiles, mais aussi des actions concr tes liées à des violations des droits des femmes.
 
   La Lettre d'Actions et d'Informations : Isavelives.be
Recevez de mani re régulière des informations et des actions liées à l'actualité des droits humains y compris les lettres du mois publiées dans Libertés!.
 
   La lettre d'Informations et d'Actions pour les droits des personnes LGBT.
Si vous êtes sensible à la défense des droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles ou transgenres (LGBT), la coordination LGBT a besoin de vous !
 
   La Lettre d'Actions et d'Informations pour les droits des Enfants
Cette lettre vous informe sur les actions d'Amnesty et vous invite à prendre part à toutes celles qui vous tiennent à coeur. Si vous tes sensibles à la défense des droits fondamentaux des enfants, la coordination enfants a besoin de vous !
 
   La Lettre Réfugiés
Cette lettre vous propose non seulement des demandes d'action mais aussi les dernières informations nationales, européennes et internationales en mati re de réfugiés.
 
   Control Arms
La lettre d'informations de la campagne pour un meilleur contrôle des armes traite aussi bien des aspects internationaux que des aspects belges de cette problématique.
 
   La Lettre de la Boutique
Recevez régulièrement des annonces concernant les nouveaux produits soutenant l'action d'Amnesty International.
 


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette

Visiteurs connectés : 31