9.En quoi une personne déplacée à l’intérieur de son pays se différencie-t-elle d’un·e réfugié·e ?
jeudi 5 juin 2008, par Brian May
Les personnes déplacées de l’intérieur sont des réfugié·e·s dans leur propre pays. Elles ont été contraintes de quitter leur région par des conflits armés, une violence généralisée, des violations des droits humains ou des catastrophes naturelles ou causées par des individus. Elles se différencient des réfugié·e·s par le fait qu’elles n’ont pas franchi de frontière, même si elles ont fui pour les mêmes raisons que les réfugié·e·s.
Les déplacé·e·s de l’intérieur sont protégé·e·s par les conventions internationales sur les droits humains et non par la Convention de Genève relative aux réfugié·e·s. Le problème qui se pose est que le gouvernement de l’État d’origine des personnes déplacées ne peut ou ne veut pas les protéger, par exemple parce qu’ils ont une autre appartenance religieuse ou ethnique ou défendent une autre opinion politique. Ces dernières années, Francis M. Deng, l’ancien envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, a publié des principes directeurs internationaux relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays (Guiding Principles on Internal Displacement), avec 30 recommandations sur la manière dont les gouvernements et les organisations non gouvernementales peuvent aider ces personnes. Pourtant, à ce jour, il n’existe dans le droit international aucun document contraignant qui protège spécifiquement les droits et les besoins des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Comme elles n’ont pas franchi la frontière nationale, il est beaucoup plus difficile de leur faire parvenir une aide internationale, parce qu’il faut l’accord de leur État. En Afrique, en Asie et en Amérique latine, vivent aujourd’hui environ 29 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.
Les déplacé·e·s de l’intérieur sont protégé·e·s par les conventions internationales sur les droits humains et non par la Convention de Genève relative aux réfugié·e·s. Le problème qui se pose est que le gouvernement de l’État d’origine des personnes déplacées ne peut ou ne veut pas les protéger, par exemple parce qu’ils ont une autre appartenance religieuse ou ethnique ou défendent une autre opinion politique. Ces dernières années, Francis M. Deng, l’ancien envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, a publié des principes directeurs internationaux relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays (Guiding Principles on Internal Displacement), avec 30 recommandations sur la manière dont les gouvernements et les organisations non gouvernementales peuvent aider ces personnes. Pourtant, à ce jour, il n’existe dans le droit international aucun document contraignant qui protège spécifiquement les droits et les besoins des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Comme elles n’ont pas franchi la frontière nationale, il est beaucoup plus difficile de leur faire parvenir une aide internationale, parce qu’il faut l’accord de leur État. En Afrique, en Asie et en Amérique latine, vivent aujourd’hui environ 29 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.
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