Rihab Attia Abu Taha (f), 28 ans et Karima Abu Dalal (f), 34 ans
vendredi 18 janvier 2008, par Françoise Guillitte
MDE 15/001/2008 - AU 11/08
Les autorités israéliennes refusent à des Palestiniens gravement malades l’autorisation de quitter la bande de Gaza pour recevoir des soins médicaux urgents qu’ils ne peuvent trouver sur place. Depuis qu’Israël a renforcé son blocus sur la bande de Gaza, en juin 2007, en fermant le point de passage entre Gaza et l’Égypte, chacun des 1,5 millions d’habitants de Gaza a besoin d’une permission des autorités militaires israéliennes pour pouvoir partir. Or, cette permission est refusée presque systématiquement.
Les 13 personnes nommées plus haut souffrent soit d’un cancer soit d’une autre maladie potentiellement mortelle. Refuser de les laisser sortir de Gaza revient à les priver du traitement nécessité d’urgence par leur état de santé et met leurs vies en danger. Plusieurs dizaines de personnes s’étant trouvées dans pareil cas sont mortes au cours des derniers mois.
En réponse à une requête introduite par l’organisation israélienne Médecins pour les droits humains (MDH), la Cour suprême de l’État hébreu s’est penchée sur le refus, par l’armée israélienne, de laisser sortir de Gaza certains de ces 13 malades. La Cour a estimé que ces personnes avaient besoin d’un traitement d’urgence, mais qu’elle ne pouvait intervenir sur la décision de leur refuser le passage.
Les autorités israéliennes affirment qu’elles ne peuvent permettre à ces malades graves, ainsi qu’à d’autres, de quitter Gaza, pour des raisons de « sécurité » non spécifiées. Ces restrictions, bien que courantes depuis plusieurs années, ont atteint un niveau sans précédent ces derniers mois, en particulier depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, en juin 2007.
Refuser le passage à des patients qui ont désespérément besoin d’une prise en charge médicale n’est absolument pas justifié d’un point de vue sécuritaire : ces personnes sont soumises à des contrôles de sécurité stricts à la frontière et se trouvent généralement dans un état très grave. Ces mesures semblent plutôt être appliquées en représailles aux tirs de roquette lancés depuis Gaza contre le sud d’Israël par des groupes armés palestiniens.
Plusieurs patients n’ayant pas obtenu la permission de quitter Gaza pour des raisons de « sécurité » y ont finalement été autorisés après que des organisations non gouvernementales (ONG) israéliennes de défense des droits humains eurent menacé de porter leur cas devant la Cour suprême. Cependant, ils sont bien plus nombreux encore à se voir interdire de partir.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Un million et demi de Palestiniens restent bloqués à Gaza depuis qu’Israël a totalement fermé, le 9 juin 2007, le point de passage de Rafah vers l’Égypte, principale porte vers le monde extérieur pour les habitants de Gaza. Depuis lors, seule une poignée de Palestiniens ont été autorisés à quitter Gaza en passant par Israël (via le point de passage d’Erez, qui est utilisé presque exclusivement par les journalistes étrangers et le personnel humanitaire mais est fermé aux Palestiniens, sauf exceptions rarissimes).
Les hôpitaux de Gaza manquent de personnel et d’équipements spécialisés pour traiter un certain nombre d’affections telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires. Les hôpitaux et les autres infrastructures médicales sont également touchés par une pénurie croissante de médicaments et d’articles de consommation, en raison des blocus imposés par Israël sur les importations de Gaza. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les réserves de certains médicaments essentiels sont épuisées, et basses pour nombre d’autres.
En vertu du droit international, Israël n’a pas le droit, en tant que puissance occupante, d’imposer une sanction ou des représailles collectives à la population palestinienne et doit veiller à ce que les résidents de la bande de Gaza aient accès aux soins médicaux dont ils ont besoin.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
1. Aux autorités israéliennes :
déclarez-vous gravement préoccupé par le fait que les autorités israéliennes empêchent ces 13 patients (merci de les nommer) de quitter Gaza pour bénéficier de la prise en charge médicale dont ils ont besoin et qui n’est pas accessible sur place, et dites qu’une telle attitude met leurs vies en danger ;
faites remarquer qu’aux termes du droit international, Israël, en tant que puissance occupante de la bande Gaza, a la responsabilité de veiller à ce que les habitants de cette zone aient autant accès aux soins médicaux que les ressortissants de l’État d’Israël.
APPELS À :
Ministre de la Défense : Ehud Barak Minister of Defence Ministry of Defence 37 Kaplan Street Hakirya, Tel Aviv 61909, Israël Fax : +972 3 691 6940 Courriers électroniques : [minister@mod.gov.il|minister@mod.gov.il->xxx] Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,
Juge militaire et général de brigade : Brigadier General Avihai Mandelblit Judge Advocate General 6 David Elazar Street, Hakirya, Tel Aviv, Israël Fax : + 972 3 608 0366 Courriers électroniques : arbel mail.idf.il Formule d’appel : Dear Brigadier General, / Monsieur le Général de brigade,
2. Aux autorités palestiniennes et égyptiennes :
appelez le président de l’Autorité palestinienne et le président égyptien à œuvrer auprès d’Israël en vue de la réouverture du point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Égypte, qui est la seule ouverture vers le monde extérieur pour la population de Gaza.
APPELS À :
Président de l’Autorité palestinienne : Mahmoud Abbas Fax : +972 2 296 3170/296 3179 Formule d’appel : Dear President, / Monsieur le Président,
Président de la République arabe d’Égypte : H.E. Mohammad Hosni Mubarak President of the Arab Republic of Egypt ‘Abedine Palace, Cairo, Égypte Fax : +20223901998 Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Président,
Ambassade de l’Etat d’Israël : Avenue de l’Observatoire 40 , 1180 Bruxelles Fax : 02.373.56.17 Email : [brussels@israel.org|brussels@israel.org->http://]
PRIÈRE D’INTERVENIR AVANT LE 25 FÉVRIER 2008.
Efficace et rapide, les actions par sms vous donnent la possibilité de signer nos pétitions avec votre gsm
S'il vous est possible d'agir au coup par coup via la publication de l'action sms sur Isavelives.be, le service constitue avant tout un réseau de participants mobilisables chaque semaine.
Pour rejoindre le réseau, envoyer simplement le message "AU" au numéro "3313". Vous serez automatiquement abonné et recevrez tous les mercredis à 14h00 une action pétition par sms. Il vous suffit alors d'envoyer votre nom, prénom et vos coordonnées en réponse au numéro "3313" pour signer la pétition.
Coût :
Activation et abonnement : gratuit
Le message que nous vous envoyons : gratuit
La message que vous nous répondez : 2,00 €
Ce coût permet de financer le service et de soutenir Amnesty pour l'ensemble de ses activités. Vous pouvez nous envoyer autant de réponses que vous le souhaitez. Une réponse avec vos coordonnées sera reprise pour la pétition, les autres seront considérées comme don. Vous avez la possibilité de vous désabonner facilement et à tout moment. Envoyer simplement le message "STOP" au numéro "3313". Votre désabonnement sera effectif sans délai. L'ensemble des signatures récoltées sont imprimées et envoyées vers les autorités.
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