
- Photo:Le caillou Bleu/C.Bourgeois
Thierry Robbrecht est écrivain et aussi auteur de chanson. Avec Marka, il a composé une chanson qu’ils ont généreusement offerte à Amnesty. Écrite par des hommes, « On en a marre » est chantée par des femmes. Elle a été présentée lors de la Fête de la Musique le 21 juin, elle passe en radio et en télé, elle sera chantée lors du concert de Marka aux Francofolies le 23 juillet. Le Clip est visionnable sur le site d’Amnesty et le CD est en vente dans les boutiques Amnesty.
Thierry Robbrecht répond à nos questions à propos de la campagne :
Pour vous, qu’est-ce qu’une violence contre une femme ?
La violence contre les femmes s’apparente à toute forme de pression psychique ou de violences physiques et/ou sexuelles exercées par un ou des individus utilisant une supériorité psychologique, hiérarchique ou musculaire. La société entérine et est à l’origine de la violence contre les femmes parce que l’égalité des sexes du point de vue économique n’est toujours pas en vigueur. L’homme est encore et toujours le chef du ménage.En plus des inégalités économiques, les religions donnent à l’homme, dans les textes et dans les moeurs, une position dominante. La bataille n’est pas gagnée.
Pourquoi avez-vous accepté de vous engager avec Amnesty ?
Amnesty est avec d’autres organisations un contrepouvoir nécessaire à la société. Une espèce de garde-fou à l’intérieur de nos institutions belges mais aussi au niveau des représentations planétaires. J’ai toujours suivi les combat d’Amnesty. Il se fait simplement qu’en écrivant la chanson utilisée pour la campagne, je me sens plus que jamais actif dans ce combat.
3 femmes sur 5 sont victimes de violence physique, psychique ou sexuelle dans le monde. Pensez-vous que votre engagement peut modifier ce nombre ?
Je pense qu’il est de mon devoir de m’investir dans cette campagne même si je ne peux pas avoir la certitude que des choses vont changer. Rien n’est gagné mais se résigner ressemble à la mise à mort de toutes les valeurs que nous tentons, nous, êtres humains, de faire respecter.
Pourquoi, selon vous, la lutte contre la violence faite aux femmes est aussi l’affaire des hommes ?
C’est l’affaire de l’espèce humaine. La violence contre les femmes est transmise par les hommes et les femmes à leurs enfants. Un enfant qui n’aura pas été témoin de violence exercée sur sa mère, sa soeur ou sur lui-même, ne connaîtra pas la tentation de la violence. J’entends encore trop de femmes transmettre à leurs propres enfants cette prétendue supériorité de l’homme sur la femme. Il y a là un lien inconscient à trancher. Le non-dit est toujours dramatique et c’est pourquoi la campagne doit parler à tous haut et fort.





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