
Interview accordé à Véronique Kiesel, Le Soir, 8 mai 2004.
« La violence contre les femmes est un thème qui me tient à cœur. Quand Amnesty International m’a demandé si j’étais prête à m’engager avec eux, j’ai accepté. Je n’ai jamais eu à souffrir personnellement d’actes de violence, mais je suis très sensible aux discriminations entre hommes et femmes. Dans mon sport,les prix sont ainsi les mêmes dans les deux catégories. Moi qui suis privilégiée, j’ai réellement découvert l’ampleur de ce problème grâce à Amnesty, le fait que trois femmes sur cinq dans le monde souffrent de violences. Plus je découvre ce dossier, plus j’en suis malade. Je voyage beaucoup, mais j’ai l’impression d’avoir vécu dans une bulle. Trop souvent, les cultures, coutumes ou religions rabaissent les femmes quand elles ne leur font pas subir des atrocités. Pratiquement partout, la société veut des femmes dociles. Un modèle dans lequel je ne me reconnais absolument pas. »





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