
Interview accordée à Véronique Kiesel, Le Soir, 8 mai 2004.
« J’ai été élevé dans un matriarcat, et, même si on me laissait faire certaines choses parce que j’étais un garçon, j’ai grandi dans le respect des femmes. »J’ai toujours été choqué par les douleurs que tant d’hommes infligent aux femmes. Des hommes qui profitent de leur puissance musculaire pour faire des femmes les réceptacles de leurs sautes d’humeur.
« Il ne faut pas aller loin pour voir des femmes humiliées. J’ai été particulièrement choqué par l’histoire d’une femme de l’Est du Congo, Kavira Murulu. Elle a été violée par des hommes en armes, elle est allée se plaindre auprès de leur chef, et ils l’ont retrouvée et rouée de coups. Elle n’a été sauvée que parce qu’une femme armée est intervenue. Cette image d’une femme à terre sur laquelle s’acharnent des hommes m’est insupportable. »Je suis aussi révolté quand je vois ces jeunes filles des pays de l’Est qui sont forcées à se prostituer."





