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Bea Diallo (boxeur)

mardi 18 mai 2004, par Laurence Puyaubert

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Photo Le Caillou Bleu/C.Bourgeois

Interview accordée à Véronique Kiesel pour « Le Soir » le 8 mai 2004.

« Les femmes ont toujours joué un rôle essentiel dans ma vie : j’ai eu une mère extraordinaire qui m’a servi d’exemple. Je n’ai jamais supporté la violence, alors, moi, le boxeur, avec cette image forte et virile, j’ai voulu m’engager pour faire passer un message : on ne tape pas sur les femmes. J’ai été contacté par une ASBL de La Louvière, SOS femmes battues. C’est grâce à elle que j’ai découvert ce problème, ici en Belgique. Je suis originaire de Guinée, mais, dans mon pays, les femmes ont un rôle de premier plan. Par contre, dans les pays où elle est pratiquée, l’excision me semble une chose terrible. Même si elle fait partie soi-disant de la culture, la violence, quelle qu’elle soit, est intolérable. Depuis que je me suis engagé pour cette cause, je suis allé témoigner dans des écoles pour expliquer aux jeunes que, pour exprimer une révolte, il vaut mieux le faire via le sport ou le théâtre, mais surtout pas en frappant sa copine. »

Son site : www.beadiallo.com

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1 Message

  • > Bea Diallo (boxeur) Le 13 mars 2005 à 23:03 , par Annie

    Je ne sexualise pas la violence morale. La violence psychologique sur un minimum de durée fait autant de dégâts que les coups seulement ça ne se voit pas et c’est l’humiliation la destruction subtile par définition. Difficile de prouver juridiquement cette violence perverse invisible. Ce n’est pas la profession qui fait l’homme mais l’homme qui fait la profession. La violence concerne toutes les professions : un médecin qui bat psychologiquement physiquement sa concubine par exemple est de l’ordre du sordide etc ne pas en faire une généralité pour autant ! Les enfants sont particulièrement victimes des agressions verbales de leurs parents...et bien
    souvent une femme sur dix est en situation de danger mais est-ce le chiffre exacte ? le plus important c’est de dire stop à toutes formes de harcèlement dans la vie professionnelle publique privée tout est lié plus ou moins qu’on le veuille ou non. La haine de soi est un peu trop simpliste mais il faut apprendre à s’aimer pour apprécier son entourage c’est un travail sur soi au quotidien pour aider ceux et celles qui sont en souffrance peut-être ou sûrement.
    Encourageons tous ceux qui participent à cette paix intérieure
    pour en faire ressortir le meilleur de l’ être humain.

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