Interview accordée à Véronique Kiesel pour Le Soir des 8 et 9 mai 2004.
« J’ai accepté de participer à cette campagne car c’est un thème qui me touche. Il ne s’agit nullement d’un reget des hommes, mais il me semble indispensable de faire quelque chose. La violence contre les femmes est entourée d’une zone de silence redoutable. En Belgique, il faut faire pression pour que les femmes qui viennent déposer plainte se retrouvent face à des personnes sensibilisées à ce problème. J’ai moi-même été victime de violence il y a fort longtemps, et je sais qu’il faut alors pouvoir s’adresser à des gens compétents. Quand à ce qui se passe par exemple en Afrique, là aussi un grand silence semble peser sur ces questions. Depuis trop longtemps, des femmes, partout dans le monde, vivent un calvaire silencieux. Tout près de nous, le procès de cet homme affreux permet au moins de lever un coin du voile sur ces violence, il a le mérite d’éveiller les consciences, de provoquer la révolte. »




