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Adrien Joveneau (présentateur)

mercredi 19 mai 2004, par Vincent Rifflart

Nous avons posé quelques questions à Adrien Joveneau :

- Pour vous, qu’est-ce qu’une violence contre une femme ?

Ca peut déjà être verbal par exemple, ce n’est pas seulement physique. Pour moi, c’est une violence contre un être humain, qu’il soit femme, homme, enfant, je crois qu’il n’y a pas de distinction particulière. Une violence doit être condamnée. Je suis pour la non-violence, j’en suis un adepte convaincu dans mon quotidien. Pour revenir à la question, il y a plusieurs formes de violence, ça peut être en actes mais aussi en mots.

- Pourquoi avez-vous accepté de vous engager avec Amnesty ?

Tout d’abord parce que il y a déjà 20 ou 30 ans quand j’étais étudiant, j’écrivais déjà des lettres aux prisonniers d’opinion. Et pour moi, le combat d’Amnesty est formidable. Donc, je suis très honoré quand Amnesty me demande quelque chose. Pour moi c’est une cause formidable, alors, je n’ai pas hésité une seule seconde.

- 3 femmes sur 5 sont victimes de violence physique, psychique ou sexuelle dans le monde. Pensez-vous que votre engagement peut modifier ce nombre ?

C’est de nouveau l’histoire de la petite cuillère et de l’océan qu’on essaye de vider. Evidemment, c’est pas ça qui va changer quelque chose. Mais je crois que si on peut faire un tout petit geste dans son quotidien, ça ne peut qu’aller mieux. C’est pas ma contribution à moi qui va changer quelque chose, mais si elle peut avoir un effet boule de neige, s’il y ait une contagion possible. Ca commence par les comportements individuels et autour de soi. Je suis convaincu de cet effet de contagion.

- Pourquoi, selon vous, la lutte contre la violence faite aux femmes est aussi l’affaire des hommes ?

Parce que je crains malheureusement que les hommes en soient souvent responsables. Il y a parfois des passions qui dérapent, ça ne part pas toujours d’un mauvais sentiment. Les passions et les sentiments prennent parfois une ampleur telle qu’ils ont un effet pervers. Je crois que c’est beaucoup l’affaire des hommes. C’est à nous donc, en priorité, de changer nos comportements.

Certains parrains et marraines de la campagne « Halte à la violence contre les femmes » participeront cet été au « Beau Vélo de Ravel ». Ils nous parleront de la campagne, de leur implication et de l’importance de se mobiliser.

1 Message

  • > Adrien Joveneau (présentateur) Le 21 avril 2005 à 09:38 , par Chantal

    La violence ne part jamais d’un mauvais sentiment c’est un conditionnement...un drôle de rapport de force spécifique. Les femmes peuvent être violentes mais l’homme en général a une force physique en plus ! Je pense que ce sont les enfants qui payent le plus à la base et ne vont pas reproduire systématiquement la rustrerie des adultes. Mimétisme et agressions en tout genre la violence morale le harcèlement moral font tout autant de dégâts que les coups prémédités ou non.
    Je ne suis pas féministe (c’est un faux problème) ayant subi resubi des violences de femmes aussi !
    Le problème est au masculin comme au féminin....et les enfants servent d’ « Otage » comme moyen de pressions « inquisitoriales à l’endroit à l’envers » en toute pro miscuité et c’est bien triste régulièrement (euphémisme).

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