Le viol et d’autres formes de violence sexuelle sont très répandus en Haïti, et la plupart des victimes sont des jeunes filles. Les auteurs de ces sévices sont rarement traduits en justice. Chaque année, un grand nombre de viols sont perpétrés pendant la période du carnaval ; ils sont souvent commis par des gangs de jeunes gens qui menacent leur victime d’une arme. Des dizaines de victimes sont sorties de l’ombre et ont courageusement raconté leur histoire. Elles sont cependant nombreuses à éprouver de la réticence à dénoncer leurs agresseurs à la police, par peur des représailles mais aussi en raison de la honte qu’elles ressentent et du jugement moral négatif porté par la société sur les victimes de violences sexuelles.
Le Plan national de lutte contre les violences faites aux femmes est entré en vigueur en 2006. Ce Plan prévoit des mesures qui, si elles sont introduites, pourraient grandement aider à mettre fin à la violence contre les femmes et les jeunes filles. Dans les faits, cependant, les mesures de protection garantissant le droit des jeunes filles de vivre à l’abri de la peur et de la violence restent rares et insuffisantes. Les mineures continuent donc à être exposées au viol et à d’autres formes de violence sexuelle au sein du foyer et de la collectivité.
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