Les proches des « disparus » ont un nouvel espoir que d’autres familles n’aient pas à endurer leurs souffrances, a déclaré Amnesty International au moment où un groupe de travail des Nations unies œuvre à l’élaboration d’un nouveau traité sur les disparitions forcées, selon la terminologie utilisée par l’ONU pour évoquer les « disparitions ». Ce groupe de travail est réuni à Genève du 12 au 23 janvier 2004.
Le projet de traité actuellement à l’étude comprendrait des mesures visant à prévenir les disparitions forcées, à traduire en justice les responsables présumés de ces agissements et à fournir réparation aux victimes. Il est également question de créer une procédure internationale humanitaire d’urgence permettant de localiser les « disparus ».
Le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires a recensé 41 636 cas de « disparitions » non résolus dans le monde. Le nombre réel de personnes « disparues » est certainement beaucoup plus élevé, de nouveaux cas se produisant chaque année dans des dizaines de pays.
Dans la plupart des cas, les victimes ont été arrêtées ou enlevées par des agents de l’État, mais les gouvernements ne reconnaissent pas leur détention ; elles ont souvent été soumises à la torture ou tuées.
« L’adoption d’un instrument efficace constituerait un progrès important sur la voie visant à mettre un terme aux « disparitions » de par le monde », a déclaré Amnesty International.
Complément d’information
Lancée en 2001 par la Commission des droits de l’homme des Nations unies, la réunion du groupe de travail à Genève doit élaborer un « instrument normatif juridiquement contraignant pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ou involontaires », qui serait ensuite adopté par l’Assemblée générale des Nations unies.
Le groupe de travail a bien avancé dans ses travaux lors de sa première réunion, en janvier 2003, ainsi que lors d’une session non officiellement organisée qui s’est tenue la même année au mois de septembre. Au moment où s’ouvre une nouvelle session, Amnesty International demande qu’un traité offrant une protection efficace contre les disparitions forcées soit adopté sans tarder.
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez consulter la page web créée par Amnesty International pour la Journée des « disparus » :http://www.web.amnesty.org/mavp/av.nsf/pages/dofd
Vous pouvez également vous reporter à la fiche d’information du Haut-Commissariat aux droits de l’homme relative aux disparitions forcées ou involontaires sur http://www.unhchr.ch/french/html/menu6/2/fs6_fr.htm





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