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Amnesty International est révoltée à l’annonce de l’exécution de Delara Darabi, et en particulier du fait que son avocat n’ait pas été informé de l’imminence de l’exécution, en dépit de l’exigence légale selon laquelle il devrait en être informé 48 heures à l’avance. « Ceci semble avoir été un geste cynique de la part des autorités afin d’éviter les protestations internationales qui pourraient sauver la vie de Delara Darabi » a dit Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe au programme Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Delara Darabi a été exécutée alors qu’un sursis d’exécution de deux mois avait été prononcé le 19 avril dernier par le chef de l’ordre judiciaire. « Ceci indique que même les décisions prises par le chef de l’ordre judiciaire n’ont aucun poids et sont négligées dans les provinces, » a dit Hassiba Hadj Sahraoui.
L’exécution de Delara Darabi porte à 140 le nombre d’exécutions en Iran pour cette année . Elle en est la deuxième femme. L’Iran a exécuté au moins quarante-deux contrevenants juvéniles depuis 1990, huit d’entre eux en 2008 et un le 21 janvier 2009, en contradiction totale du droit international, qui interdit sans équivoque l’exécution de personnes condamnées pour des crimes commis sous l’âge de 18.




