« Au moins 85 p. cent d’entre elles sont des putes, mais elles n’obtiennent pas ce qu’elles veulent. Ce sont des prostituées, ouvertement ou secrètement. » Un policier spécialisé dans les affaires de viol
En Hongrie, le gouvernement ne protège pas les femmes contre le viol et les autres violences sexuelles commis au foyer. Du fait de préjugés largement répandus, de l’inaction des autorités et des insuffisances du système judiciaire, les victimes ne peuvent souvent pas obtenir justice.
De nombreuses affaires ne sont jamais examinées par les tribunaux. Les femmes hésitent à signaler un viol car elles craignent de subir des représailles ou des humiliations au cours de la procédure. Souvent, la police ne mène pas d’enquête digne de ce nom et les preuves médicolégales ne sont pas correctement relevées. Lorsqu’elles parviennent à obtenir un procès, les victimes doivent faire face à l’opinion selon laquelle il est acceptable qu’un homme impose des relations sexuelles à son épouse et que c’est la femme qui est responsable du viol.
« Cela fait dix ans que je suis juge et, pour vous dire la vérité, si moi-même j’étais violée, je ne le signalerais pas. C’est à la victime de se défendre et de tout prouver. » Une juge
Le gouvernement hongrois doit prendre maintenant les mesures nécessaires pour mettre fin à ces violences.




