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6 février : journée internationale "Tolérance zéro pour les Mutilations génitales féminines

jeudi 22 janvier 2004, par Françoise Guillitte

Fortement encouragées par le travail du Comité interafricain pour l’abolition des pratiques traditionnelles néfastes, les Nations Unies ont institué la journée du 6 février comme étant celle de la lutte contre les mutilations génitales féminines.

Les mutilations génitales féminines (MGF) désignent l’ablation de tout ou partie des organes génitaux féminins. Elles consistent en l’excision du clitoris et parfois en l’ablation ou la suture des petites lèvres ou des grandes lèvres. Une ouverture minuscule est laissée pour le passage de l’urine et l’écoulement du sang menstruel. Cette opération peut provoquer des hémorragies, des infections, un état de choc et des douleurs violentes. Elle entraîne souvent à terme des difficultés lors des rapports sexuels et de l’accouchement. Dans de nombreux pays, cette pratique est associée aux rites de passage vers l’âge adulte. Elle est apparemment très répandue dans des pays comme le Burkina Faso, le Tchad, Djibouti, l’Égypte, l’Érythrée, la Gambie, l’Éthiopie, le Mali, le Nigéria, le Sierra Leone et la Somalie, ainsi que dans certaines régions du Soudan. Elle est également signalée dans certaines populations de l’Asie du Sud. Selon l’Organisation mondiale de la santé, deux millions de fillettes sont soumises chaque année à cette expérience à la fois terrifiante et douloureuse. Entre 100 et 140 millions de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales sous une forme ou une autre.

Cette pratique est combattue par des groupes de femmes en Afrique et dénoncée comme une violation du droit à l’intégrité physique dans le reste du monde. Ses détracteurs considèrent que les mutilations génitales féminines constituent une forme particulièrement violente de contrôle du statut et de la sexualité des femmes. En août 2000, la Sous-commission des Nations unies pour la promotion et la protection des droits de l’homme a affirmé que les gouvernements devaient mobiliser l’opinion publique, « en particulier à travers l’éducation, l’information et la formation, afin de parvenir à l’éradication complète de ces pratiques ».

L’inscription des mutilations génitales féminines dans la législation pénale ne va pas sans problèmes, car celles-ci se perpétuent alors dans la clandestinité, où les interventions sont pratiquées par des personnes non qualifiées ; d’autre part, cette mesure dissuade les femmes de demander une assistance médicale par crainte de poursuites. En Tanzanie, où au moins 85 p. cent des femmes des régions rurales ont subi des mutilations génitales, une loi adoptée en 1998 qualifie d’infraction pénale les MGF qui sont pratiquées sur des filles âgées de moins de dix-huit ans. Cependant, peu d’autres mesures ont été mises en œuvre pour freiner cette pratique. Certains militants des droits humains ont signalé que des fillettes étaient conduites au Kenya, par-delà la frontière, pour y subir des mutilations génitales. Selon une militante tanzanienne, « cette pratique se développe en dépit des efforts concertés pour y mettre un frein [...] parce qu’elle bénéficie d’un soutien massif des anciens et des jeunes qui craignent de ne pas être acceptés par leur famille et leurs pairs ». Pour plusieurs groupes ethniques, entre autres les Masai et les Chagga, les MGF sont un héritage indispensable pour être accepté parmi les esprits des ancêtres après la mort. Un groupe de défense des droits humains tente actuellement une expérience chez les Masai : les cérémonies d’initiation sont maintenues, mais sans les mutilations physiques.

Au Mali, où environ 80 p. cent des femmes et des fillettes seraient soumises à des MGF, des personnes militant en faveur de l’éradication de cette pratique ont été menacées de mort. Ainsi, Fatoumata Sire a fait la déclaration suivante : « J’ai reçu des menaces de mort, on a tenté d’incendier ma maison, j’ai eu trois accidents de voiture et chaque jour, la radio islamique, ici à Bamako, me lance des malédictions. »

En Afrique, de nombreux militants s’efforcent désormais non pas de persuader les hommes que les mutilations génitales féminines constituent une atteinte aux droits humains, mais de convaincre les femmes respectées qui pratiquent ces interventions du caractère préjudiciable et des risques qu’elles comportent pour la santé. Cette démarche s’accompagne de la proposition d’activités de substitution génératrices de revenus et conférant un statut social similaire. En Guinée, la persuasion a entraîné un recul considérable de cette pratique : après quatorze années de militantisme féminin, des centaines de femmes qui pratiquaient traditionnellement cette opération ont déposé leurs couteaux cérémoniels au mois d’août 2000.

Le manque de détermination de l’État

La Déclaration des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la quatrième Conférence mondiale des Nations unies sur les femmes, qui s’est tenue à Beijing en 1995, ont défini une série de mesures à adopter par les gouvernements pour éliminer la violence à l’égard des femmes. Il s’agit notamment de réviser la législation nationale afin de garantir son efficacité dans l’élimination de la violence à l’égard des femmes, de faire en sorte que les auteurs soient traduits en justice, de permettre aux femmes d’accéder aux mécanismes judiciaires pour obtenir réparation, et de promouvoir des politiques visant à éradiquer la violence à l’égard des femmes, notamment auprès des agents de la force publique, de la police, du personnel judiciaire, des professionnels de la santé et des travailleurs sociaux. La mise en œuvre de ces mesures constitue un indicateur de la volonté et de la capacité d’un État à protéger les femmes contre les actes de torture.

Comme l’a remarqué la rapporteuse spéciale chargée de la question de la violence contre les femmes, « l’obligation de diligence n’est pas limitée à la législation ou à la criminalisation », mais elle englobe toute une série de mesures telles que la formation des agents de l’État, l’éducation et la « démystification de la violence domestique ».

Ceux qui justifient la violence à l’égard des femmes, entre autres certains gouvernements, ont parfois fait valoir que les coutumes et les traditions se traduisant par de telles violences doivent être respectées, car elles sont de véritables manifestations de la culture d’une nation ou d’une collectivité et ne sauraient être considérées sous l’angle des droits humains. Or, ce point de vue ne tient pas compte du fait que les pratiques culturelles constituent parfois le contexte et la justification des violations des droits humains ; il masque ainsi le refus de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à des pratiques discriminatoires. Amnesty International apprécie la richesse offerte par la diversité culturelle et considère que l’universalité des droits humains, loin de nier cette diversité, ne peut qu’en bénéficier. La contribution de différentes cultures enrichit la perception de ces droits, en leur donnant une forme et une langue locales. Tout en reconnaissant l’importance de la diversité culturelle, Amnesty International défend résolument l’universalité de tous les droits humains, y compris des droits fondamentaux à la vie et à ne pas être soumis à la torture ou à d’autres mauvais traitements. Il incombe à l’État de garantir la pleine protection de ces droits, en modérant si nécessaire la tradition par le biais de l’éducation et de la législation. Comme l’a affirmé la rapporteuse spéciale chargée de la question de la violence contre les femmes, « les États ont l’impérieux devoir de lutter contre ces pratiques culturelles qui se traduisent par des violences contre les femmes, les avilissent et les humilient et qui, partant, les empêchent d’exercer pleinement leurs droits fondamentaux. Les normes internationales exigent que les États mènent une action concertée pour éradiquer ces pratiques, même si ceux qui les défendent affirment qu’elles découlent de croyances et de rites religieux ».

Pour consulter une sélection de sites sur le sujet, rendez-vous à l’adresse www.droitsdesfemmes.net

Voir aussi le communiqué de presse

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40 Messages de forum

  • C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu votre article sur les Mutilations génitales faites au femme.
    Je suis professeur de religion et en parlerai à mes élèves afin qu’ils sachent que ça existe, qu’ils soient attentifs aux informations données par les différents journaux télévisés ou la presse écrite.
    Y a-t-il quelque chose que je puisse faire d’autre ?
    Je vous encourage de tout coeur pour toutes les actions que vous entreprenez pour combattre ces Mutilations...

    Bien à vous

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  • > 6 février : journée internationale "Tolérance zéro pour les Mutilations génitales féminines Le 25 janvier 2004 à 12:02 , par Françoise César - Epernay - France.

    Il faut arrêter cette honte dégradante qu’est la mutilation génitale des femmes et éduquer les populations, en leur expliquant que cela n’a plus raison d’être, si tant est que cela l’ait jamais été ; la femme est un ETRE HUMAIN, et pas un objet de consommation.
    Françoise César ( et in memoriam, ma nièce et sa mère, ma soeur.)

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  • > 6 février : journée internationale "Tolérance zéro pour les Mutilations génitales féminines Le 25 janvier 2004 à 12:05 , par Françoise César- Epernay- France.

    Tolérance n’est ni laxisme, ni démagogie, mais éducation de tous et compréhension ; « tolérance » est un concepte galvaudé, mal compris et mal employé ; manipulé, souvent.Et la tolérance DOIT être RECIPROQUE, IMPERATIVEMENT.
    F.César.

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  • NINGUNA TOLERANCIA PARA UNA COSTUMBRE TAN ATROZ.
    SIGAN EN LA LUCHA. MI APOYO Y FELICITACIONES

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  • J’ai lu un livre de Waris Dirie « Laube du désert », où elle en témoigne.(en Somalie)
    C’est ahurissant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Je ne l’imaginais pas........ !

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  • Il faut absolument que les gouvernements concernés ouvrentles yeux et prennent en compte le droit des femmes à ne pas être torturées, il faut qu’ils trouvent des paliatifs à ces rites et coutumes qui sont d’un autre temps. Je suis de tout coeur avec ces femmes, jeunes femmes et filles et je fais le voeux que cela cesse un jour, le plus tôt possible.
    Frédérique Cottet

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  • Cette initiative est la bienvenue mais je crois que la lutte contre la circoncision masculine renforcerait la lutte contre les mutilations des femmes car si on n’accepte plus la circoncision qualifiée de bénigne, comment admettre les mutilations féminines ? La circoncision masculine est aussi une mutilation présentant des risques pour la santé physique et psychologique. Il serait temps qu’on cesse de la banaliser. J’ai eu un contact avec une association africaine qui rencontre les plus grandes difficultés à faire reculer cette pratique, or là où on ne circoncit pas les garçons on n’excise pas les filles.
    Pour moi, les hommes et les femmes sont victimes à des degrés de souffrance différents mais l’attitude est la même qui impose à un être humain une mutilation qu’il n’a pas voulue.

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    • Je suis tout à fait d’accord avec vous. La circoncision des garçons est tout aussi condamnable que l’excision des filles ; même si leur conséquences ne sont pas comparables, les deux pratiques constituent des atteintes flagrantes à l’intégrité de la personne humaine imposées, de surcroît, à des enfants bien trop jeunes pour pouvoir choisir. À l’heure du débat sur le voile islamique et alors que l’excision y est interdite, est-il vraiment raisonnable que la France autorise la circoncision ? Que dire des parents (souvent mères célibataires) jeunes, instruits, défenseurs affirmés des droits des femmes qui s’autorisent le droit de faire circonscrire leurs garçons ? Il y a un travail énorme d’éducation à faire pour que toute nouvelle génération de parents comprenne que leurs devoirs, s’il est bien de transmettre un bagage culturel à leurs enfants, est aussi et surtout de préserver l’intégrité de leur personne. Ce n’est pas renier une culture ancestrale et, à ce titre respectable ; laissons tout simplement à ces enfants, devenus majeurs, le droit de choisir.

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  • Les mutilations génitales sont un crime odieux ; une forme d’exploitation de la femme par l’homme. C’est aussi le fruit de la superstition et de l’ignorance.

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    • Les mutilations génitales représentent certes un crime odieux mais pour d’autres raisons que la superstition et l’ignorance. Il est encore plus dangereux de mépriser ce que l’occidental blanc cartésien appelle les cultures « archaïques » ou « traditionnelles », relativement à la notre, éclairée et rationnelle. Ce discours est dangereux, réducteur et n’apporte aucune solution. Je suis contre toute mutilation mais il faut chercher ailleurs que dans l’affirmation de notre prétendue supériorité intellectuelle pour y remédier. Il n’est pas question « d’ouvrir les yeux » à qui que ce soit mais de chercher un agencement, une prise en compte de l’hétérogénéité afin de remplacer ces pratiques qui ont un sens bien précis par un autre rite qui ne portera atteinte à l’intégrité physique de personne. A défaut, aucune compréhension ne sera jamais possible.

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  • Bonjour,

    Je suis consultante IEC (en recherche d’emploi), et je prépare actuellemnt un mémoire universitaire sur les MGF.
    Mon point de vue est celui d’un chercheur du point de vue de l’anthroplogie sociale.Je ne justifie pas,je ne cautionne pas,je VOIS sur le TERRAIN en AFRIQUE !

    J’ai vécu longtemps en Afrique et j’ai travaillé avec des femmes ayant subi des MGF(réfugiées,éthiopiennes,Afars,
    musulmanes etc..)
    Des femmes analphabètes, soit vivant en BROUSSE ds des villages où la notion tribale est importante,soit déracinées par la guerre et ayant un vague espoir de retour au pays donc de « réinsertion » ds une communauté.
    Elles mêmes JUSTIFIENT ses pratiques comme facteur d’INTEGRATION dans leur village. Elles n’ont pas conscience des SEQUELLES REELLES des MGF ! Effectivement aucun lien intellectuel n’est opéré entre leurs douleurs,les complications qu’elles subissent de fait ET les MGF !

    Arrêtons le politiquement correct !Les états comme Djibouti par ex, ont créé des textes de lois sévères... et inapliqués !

    Il faut passer par les HOMMES , les IMAMS et les GRANDS MERES ! pour espérer un recul des MGF !et permettre à ses femmes d’être tout de même INTEGREES !
    De part mon expérience sur le terrain les femmes africaines sensibilisées sont des femmes, qui souvent ont un cursus scolaire ,ou qui ont contact avec des asso/ONg occidentales..Mais les autres....Une fille sur qui on n’a pas pratiqué de MGF dans certaines ethnies ne pourra pas se marier s’intégrer dans SA société ! QUE FAIRE ?

    Et que penser de la médicalisation ?

    Et que penser de ces occidentales qui se font couper les grandes lèvres par un chirurgien esthétique pour éprouver plus de plaisir ? MGF ou pas ? suivant la réponse, est- ce que cela veut dire MGF pour les africaines et chirurgie esthétique pour les occidentales ?
    Je suis à votre dispo pour travailler avec des asso concernées...
    Fabienne

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  • Le 6 février, y-a-t-il une manifestation ou quelque chose à Paris ?

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  • Au sujet des MGF, il me smble qu’un argument doit aussi être développé : personne n’a le droit de s’attribuer l’autorité, le pouvoir sur le corps d’une autre personne humaine quelle qu’elle soit. Toute culture qui perpétue d’une manière ou d’une autre, une forme quelconque de prise de possession du corps d’une autre personne humaine, fut elle -circonstance aggravante- l’enfant, doit s’intérroger sur elle-même et se remettre en question. S’agissant des enfants, la responsabilité est de les conduire à devenir des adultes capables de prendre en main leurs vies et de faire des choix de vie autonome. Cette charge impérieuse que doivent assumer tous les adultes vis à vis de l’enfance et la jeunesse, peut connaître des glissements progressifs de l’éducation et la prise en charge matérielle et affective, vers une volonté de transmission de ses propres croyances non requestionnées, et enfin vers une véritable sensation de propriété du corps de l’autre..
    A la lumière de ces quelques remarques, il faut en effet interdire les pratiques du type MGF, sachant qu’il n’y a pas de seuil très clair entre des impositions plus douces apparemment et des impositions de nature corporelles, et « torturantes ».
    Il faut me semble t il convaicre comme vous le faites, mais il faut faire affirmer par les Etats, que ces pratiques sont des déviances graves de l’humanité de chacun. Il faudrait pouvoir conduire ces deux tâches simultanément. Je serai plus sévère que vous et refuserai d’intégrer ces pratiques dans le concept de culture. Il s’agit de déviances, pas de culture, la culture porte vers le respect de l’intégrité de l’Autre et de la Nature, non vers sa torture.
    Après cette petite affirmation d’universalisme, je me dis que la simple adhésion à la déclaration universelle des droits de l’homme -donc à l’ONU- pourrait conduire la communauté internationale à une position de mise en contradiction vis à vis d’eux mêmes, des Etats qui n’interdisent, ni n’éradiquent le non respect absolu de l’intégrité du corps et de la personne de l’autre. Certes l’ONU est parfois un drôle de machin, mais c’est aussi un lieu qui sera ce que nous et les générations qui nous suivent, décideront d’en faire. Cette voie là est elle explorée ?
    Bon, j’occupe trop votre espace électronique....
    Pour cette manif, où sera annoncé le lieu de rassemblement ?

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  • Trouver des mots pour le dire... Le 26 janvier 2004 à 11:01 , par Pénélope Rambaud

    Images insoutenables qui me poursuivent encore d’un film passé par notre professeur d’anthropologie à Paris V en sciences sociales dans les années 75 ou 76. Même époque qu’« histoire d’A » ! Images d’excisions puis de sang coulant le long des jambes des ces adolescentes en larmes et dont les cris étaient couverts par des tam-tams.

    Nombre de fois, j’ai rêvé depuis arrêter la projection de ce fim (unique projection de ce cours) et organiser un débat sur les raisons du choix de ce prof... dont la perversité m’apparut instantanément.

    Aussi, prenons garde à éviter les voyeurs. Ne serait-il pas possible de transposer par des mots ces mutilations sur les centres de plaisirs des hommes afin qu’ils se rendent compte, non à nos dépens, de ces pratiques innommables.

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  • En février 2000, j’ai participé au congrès international des femmes pour la paix dans le monde, à Ieper (Belgique) : Je suis intervenue sur la question des femmes issues de l’immigration dans leur rapport à la « citoyenneté ». J’ai tenu à ce que ma mère puisse m’accompagner pour voir un film sur une petite Ethiopienne de Sept ans se faisant mutiler les parties génitales puis au débat y faisant suite. Ma mère a tenu à suivre les discussions pour en savoir plus : en effet nous sommes Algériennes et c’était une façon pour moi de la faire participer à « tous » les problèmes liés aux femmmes, car ils nous concernent dans notre corps, notre propre chair, nos émotions, nos désirs, notre âme... En ce sens, ma mère a été exemplaire et nous continuons notre combat d’Etres libres. Dalila CHERIF (Elue, enseignante et chercheur).

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  • Je pense qu’il faut éduquer les générations futures afin de faire comprendre que de telles pratiques n’ont pas de raison d"être !
    Celles ci sont barbares et degradantes , elles sont dangereuses pour la vie des toutes jeunes filles qui les subissent .
    Le temps sera long je crois hélas , pour que les femmes soient reconnues des êtres a part entière , pas inferieures , et surtout pas objet .
    Mais il faut continuer a lutter pour que ce jour arrive enfin !

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  • Tolérance zéro pour les Mutilations génitales féminines
    Je ne peux que joindre ma voix à toutes celles qui se lèveront le 6 Férvrier prochain contre les Mutilations génitales féminines.Que le respect des traditions et des cultures ne soit plus le masque cachant le désir de domination de la femme, par la torture que constitue l’excision.

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  • Il est abject que les femmes participent également à la MGF. Il faut absolument que les progrès se fassent pour qu’elles se rendent compte du mal qu’elles ont subi et qu’elles continuent de perpétrer. De plus, les victimes qui ont subi ces mutilations devraient se regrouper pour continuer de convaincre les autres femmes. Il est aussi important que les hommes de ces pays arrêtent de fermer les yeux ou d’encourager ce genre de pratique qui n’a pour but que l’avilissement de la femme.

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  • Et si c’était moi, si c’était ma soeur, si c’était ma petite fille ? J’en ferais sans doute le combat de toute une vie. Mais ces millions de femmes mutilées, ne sont elles pas un peu mes soeurs, mes filles, ne sont-elles pas un peu moi ? Alors ne puis-je pas leur accorder quelques minutes de mon existence ?

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  • Ma fille de six ans en a entendu parler et nous en avons discuté ensemble. Elle est effarée de voir les horreurs qui existent de par le monde et dont des petites filles de sont âge sont victimes.
    Elle voudrait savoir ce qu’on peut faire ici en Belgique pour empêcher ces abominations.

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  • "Tolérance zéro pour les Mutilations génitales féminines Le 27 janvier 2004 à 15:05 , par Hubert Viteux

    Je tiens à marquer mon soutien complet au combat pour cette cause. Je crois être tolérant, mais il ne m’est pas possible, au nom de la tolérance, d’accepter des coutumes qui aboutissent à mutiler des êtres humains !

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  • 6 février : journée internationale
    "Tolérance zéro pour les Mutilations génitales féminines .J’appuie entièrement cette démarche !...

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  • Au nom de l’humanité et du respect de l’intégrité de la personne humaine je ne connais aucune raison confessionnelle politique rituelle qui puisse justifier en quoi que ce soit la mutilation d’un être vivant et à plus forte raison les femmes à qui l’on retire le clitoris
    En tant que médecin et être humain je m’insurge contre cette pratique barbare inhumaine et stupide
    Dr PERRIN Pascal
    16,rue du Sable
    67200 Strasbourg

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  • bonjour a toutes et a tous

    ces pratiques barbares assouvissent les besoins des hommes et soumettent la femme a l’homme et a ses besoins.
    La femme a aussi une part de responsabilite dans ses pratiques barbare.Elle doit arreter de prendre son homme comme le male et cesser de lui etre soumise.
    Que peut on reveler de tradionnel et rituel a travers la soufrance psychologique et physique que lon peut faire subir a un etre. Tant que L’homme s’imposera aupres de la femme en tant que L’homme il ya peu de chance que cela change.
    accepter son egaux pour mieux l’aimer la proteger et la respectercacher le visage des femme n’est elle pas elle aussi une forme de mutilation de la personne moins violante je vous l’accepte, mais la femme reste tout autant soumise a son homme et n’est qu a lui.
    le Male fait beaucoup de mal

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  • Il faut encourager et même obliger les parents à envoyer les filles à l’école car plus les filles seront préparées et scolarisées, moins elles accepteront la violence, les mariages arrangés, les mutilations génitales. Ce sont les filles qu’il faut éduquer pour qu’elles se rendent compte que ces coutumes sont barbares, qu’elles vont contre leur propre santé et qu’elles entraînent souvent même la mort. Il est urgent que les mères n’acceptent plus de voir souffir leurs filles.

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    • L’opression et la violence qu’elles qu’en soient leurs formes faites aux femmes dans le Monde est consternant.
      Sous l’argument de conserver des pratiques culturelles ou rituelles, on maintient les gens dans l’ignorance alors que ces memes pratiques sont amenées à évoluer comme toute chose.
      Combattre les mutilations génitales qu’elles soient aussi bien faites aux femmes qu’aux hommes doit se faire par la Connaissance et la lutte contre l’obscurantisme et le fanatisme
      religieux.
      Nous sommes nés sur cette Terre avec un corps entier, ce n’est pas la Nature qui a commandé de retirer une partie ou de mutiler un corps. C’est inconcevable ! De quel Droit ?

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  • Il est conternant de voir tant d’oppressions et de violences faites aux femmes.
    L’émancipation et la liberté passent par la lutte contre l’obcurantisme et le fanatisme religieux et culturel.
    Bien sur certains témoignages pensent que cela doit passer par les femmes.
    Mais comment peut-on donner des armes égales à une partie de la population qui n’en a pas le pouvoir et qui n’est parfois m^me pas reconnue comme être responsable et légale ? L’éducation permet d’avoir accès aux savoirs et aux connaissances, c’est une parmi d’autres solutions.
    J’encourage Amnesty International a déploré et condamné de tels actes de barbarie que ce soit sur les femmes mais aussi les enfants et les hommes aussi.
    Au nom de quoi ? La Nature nous a fait avec un corps entier ce n’est pas à l’Homme d’enlever une partie sur un autre ? De quel droit ?

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  • Y a-t-il des actions symboliques prévues ?
    Si oui, ou et quoi ?
    Martine

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  • toute personne doit disposer de son corps comme elle le souhaite !

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  • Quand arrètera t’on cette barbarie !

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  • Merci pour le travail sur le terrain, de toutes les organisations qui luttent pour la fin des mutilations génitales féminines. Il me semble évident que ces pratiques mettront du temps avant de disparaître, tellement elles sont ancrées dans certaines cultures. Il faut donc beaucoup de perspicacité.
    Je tiens cependant à souligner, que ces pratiques ne sont pas si éloignées de nous. En France, il semblerais que beaucoup soient faites dans la clandestinité. Aussi, il est très important de dénoncer cet acte haut et fort, comme atteinte aux droits humains de la femme, quel qu’en soit son pays.

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  • Aucun lien religieux ou culturel
    ne peut justifier les mutilations génitales féminines.

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  • Ne laissons pas exister cette violence contre les femmes qui portent la vie !

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  • Parce que je crois que le premier respect pour chaque homme,chaque femme et chaque enfant est le respect de son corps

    Parce que je crois que l’appartenance à un groupe, une tribu, une ethnie ou une nation se fonde sur des valeurs morales liées à l’éducation, l’échange de paroles

    Je pense que la pratique de rites lors d’opérations sur le corps des personnes, notamment les mutilations genitales feminines, ne doivent plus exister, et qu’il faut multiplier les moyens d’information pour amener l’ensemble des populations à bannir ces rites de leurs vies, favoriser la pratique d’autres rites n’atteignant pas l’intégrité des personnes et garantissant à tous le maintien de leur rôle dans la société, et aussi légiferer dans le sens d’un soutien aux victimes de ces pratiques.

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  • IL FAUT ARRIVER À CE QUE DE TELLES PRATIQUES SOIENT ABOLIES ENTERRÉES.
    C’EST FOU CE QUE L’ETRE HUMAIN PEUT FAIRE AU NOM DE COUTUMES RELIGION CULTE..
    UNE TELLE BARBARIE PRATIQUEE DEPUIS DES SIECLES NE SERA PAS AISEMENT RADIQUÉE.
    LES MERES ACCEPTENT QUE LEURS FILLES SOUFFRENT CE QU’ELLES ONT SUBI AU MEME AGE CAR INCAPABLES DE CROIRE QU’IL PUISSE EN ETRE AUTREMENT.
    MAIS NE BAISSONS PAS LES BRAS POUR QUE CES HOMMES COMPRENNENT QUE LA FEMME EST UN ETRE À PART ENTIERE ET QU’ELLES SOIENT ACCEPTÉES COMME TELLES !

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