L’association 29 rue Blanche-« Mouvements de Femmes » vous invite au Séminaire Femmes travailleuses du monde : mêmes dégâts, mêmes combats. En effet, à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes 2005, l’association se penchera sur la transformation de la notion de travail, sous la forme d’un séminaire interactif enrichi par les apports théoriques de femmes ressources.
En ce 21ème siècle, l’emprise de la mondialisation libérale s’intensifie : les privatisations des secteurs publics s’accélèrent, la financiarisation et l’ouverture des marchés augmentent, le pouvoir des multinationales remplace celui des Etats. Les répercussions des politiques néolibérales sur le monde du travail sont catastrophiques : Suppressions de milliers d’emplois sous prétexte de moindre charge ou pour une rentabilité insuffisante. De nombreuses activités de production sont transférées en sous-traitance par des grandes entreprises afin de baisser les coûts de production. Les travailleurs/ses sont dépossédés de leurs droits et de leurs acquis sociaux et syndicaux, ils sont confrontés à un chômage massif du à d’importantes restructurations, ou de nombreuses casses industrielles, à des délocalisations vers les pays de l’Europe de l’Est ou d’Asie, ils subissent la précarisation et l’exploitation sans limite. Les inégalités entre les pays du Nord et du sud s’accroissent.
Cependant, les effets de la mondialisation sur les femmes sont encore plus néfastes et moins connus, le néolibéralisme a su utiliser, à son profit, la traditionnelle division sexuelle du travail et modifie ainsi le rôle des femmes, non seulement au niveau économique, mais aussi dans les sphères sociales et politiques. Les femmes subissent encore plus : l’exclusion du marché du travail mais également du droit au chômage, l’exploitation inhumaine, la précarité d’emploi, le travail atypique, les salaires de misère, les pratiques patronales autoritaires, l’absence de droits, l’accroissement de la productivité, la flexibilité, le harcèlement moral et/ou sexuel, ...
A-t-on assez analysé l’augmentation de la charge totale de travail salarié ou non des femmes ? Pourquoi les femmes du sud combattent pour l’annulation de la dette ? Pourquoi n’intègre-t-on pas l’analyse du travail invisible et gratuit des femmes lorsqu’on étudie la mondialisation, les plans d’ajustement structurel, les réductions des dépenses sociales, les privatisations des services publics ? Y-a-t-il encore un avenir pour le travail salarié des femmes ? Quelle visibilité pour le secteur informel où existe une forte présence féminine ? Pourquoi détruit-on les cultures vivrières développées par les paysannes pour faire vivre leurs familles en Afrique, en Asie et en Amérique du sud ?
Nous aurons l’occasion de débattre de toutes ces questions et bien d’autres lors de ce séminaire d’une journée organisé à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes de 2005. nous réfléchirons ensemble sur les transformations du travail salarié ou informel des femmes des pays du Nord et du sud, des enjeux des femmes face à la société mondialisée, des luttes des femmes, comment elles résistent et quelles sont les alternatives qu’elles créent.
Samedi 12 mars 2005 de 10h30 à 17h - Rue Blanche 29 à 1060 Bruxelles - Tél : 02/538.47.73 - Fax : 02/539.10.38 - Email : rae.29rueblanche misc.irisnet.be - Organisation et information : Fotoula Ioannidis




