L’Assemblée générale de l’ONU
Lors de la 54e session de l’Assemblée générale, Amnesty International s’était fixé une double priorité : l’adoption, sans trop de difficultés, du Protocole facultatif se rapportant à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes - destiné à permettre l’examen des plaintes concernant les violations des droits des femmes - et l’obtention au cours de cette session du plus grand nombre possible de signatures, les États signataires s’engageant à ratifier ulté rieurement le Protocole.
L’Organisation a également œuvré pour qu’une résolution sur la peine de mort, rédigée en termes vigoureux, soit adoptée, à la suite d’une initiative é ;manant de l’Union européenne (UE), qui avait proposé une résolution sur ce sujet. Cependant, l’examen de ce texte a é té reporté à une date ultérieure.
Par ailleurs, elle a travaillé sur des résolutions concernant l’Afghanistan, le Cambodge, le Kosovo, le Myanmar, la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Timor oriental, ainsi que sur des thèmes liés aux droits des enfants et des femmes.
Le secrétariat de l’ONU
Amnesty International a continué à suivre de près les progrès que les institutions des Nations unies ont accompli pour intégrer le volet des droits humains, comme l’avait demandé le secrétaire général de l’ONU dans ses propositions de réforme. L’Organisation a notamment effectué un travail de pression concernant certaines opérations dans lesquelles l’ONU a joué un rôle majeur, en particulier au Timor oriental et au Kosovo, et pour lesquelles le Conseil de sécurité a donné son approbation aux deux mandats les plus étendus qui aient jamais été adoptés. Elle a également exhorté l’ ;ONU à intégrer les droits humains dans tous ses domaines d’ activité, notamment le développement, l’action humanitaire, les femmes, les enfants et la coopération avec les entreprises.
Le secrétaire général d’Amnesty International, Pierre Sané, a rencontré à deux reprises celui des Nations unies, Kofi Annan, afin de discuter de certaines des principales pré occupations de l’Organisation. Amnesty International a également émis des observations au sujet du rapport du secrétaire gé néral de l’ONU sur la protection des civils en période de conflit armé. Rendu public au mois d’août, ce document contenait plusieurs recommandations importantes sur le rôle du Conseil de sécurité dans la protection des droits humains.
Les organes de suivi des traités de l’ONU
Amnesty International a transmis au Comité contre la torture et au Comité des droits de l’homme des informations portant sur plusieurs pays soumis à l’examen de ces deux organismes, notamment sur les États suivants : Autriche, Azerbaïdjan, Cambodge, Cameroun, Chili, Corée du Sud, Égypte, Hong Kong, Italie, Lésotho, Libye, Macao, Malte, Maroc, Mexique, Pérou, Roumanie, Ouzbékistan et Vénézuéla.
Elle a également communiqué des informations au Comité des Nations unies sur l’élimination de la discrimination à l’é ;gard des femmes au sujet de violations des droits des femmes en Azerbaï djan et au Népal.
Par ailleurs, l’Organisation a informé les membres du Comité des droits de l’enfant sur la situation dans la Fédération de Russie. Elle a salué les recommandations détaillées présentées par le Comité au gouvernement russe, qui serviront de référence pour évaluer les progrès futurs.
Enfin, elle a soumis des informations sur les Îles Salomon au Comité des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que sur l’Australie au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale.
Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes - Protocole facultatif
Amnesty International a participé activement aux négociations et à la rédaction d’un Protocole facultatif se rapportant à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Ce texte, qui vise à renforcer la protection des droits des femmes garantis par la Convention, permet désormais aux particuliers de porter plainte en cas de violation et autorise le comité chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention à ouvrir des enquêtes lorsqu’il reçoit des informations faisant état de violations graves ou systématiques des droits énoncés par la Convention. Le 6 octobre, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté ce Protocole facultatif, et Amnesty International a lancé une campagne mondiale en vue d’obtenir sa ratification et son entrée en vigueur dans les meilleurs délais.





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