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Tadjikistan

mardi 24 novembre 2009, par Brian May

Pour Agir en faveur des femmes et des filles du Tadjikistant, rendez-vous sur ISAVELIVES.BE
Vous pouvez aussi visionner ci-dessous un film (en anglais) réalisé par Amnesty sur la situation au Tadjikistan :

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La violence au sein de la famille est répandue au Tadjikistan : entre un tiers et la moitié des femmes sont régulièrement victimes de violences physiques, psychologiques ou sexuelles perpétrées par leur mari ou leur belle-famille. Dans leur majorité, les femmes dépendent économiquement de la famille de leur mari après leur mariage et elles risquent d’être victimes des mauvais traitements de leur belle-famille.
Après l’éclatement de l’Union soviétique, les structures traditionnelles de la famille ont été resserrées : la discrimination à l’égard des femmes s’est renforcée, limitant leur rôle à celui d’épouse ou de mère, ou les reléguant aux secteurs les moins rémunérés du marché du travail. C’est au nom d’attitudes discriminatoires semblables que la société accepte et justifie la violence contre les femmes, les mariages précoces ou non déclaré et la polygamie. Il est particulièrement préoccupant de voir les filles abandonner l’école très tôt, car cela empêche les femmes de jouir de leurs droits à égalité avec les hommes.

Pourtant, l’éducation donne du pouvoir aux filles. Elle leur permet d’échapper à la soumission de la femme au foyer et, par conséquent, d’échapper à des situations de violence.
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Deux filles avec une poussette devant une école à Kurgan Tyube,Tajikistan. Juillet 2009 © AI

Au Tadjikistan, une fille sur cinq abandonne l’école à la fin de l’école primaire (à l’âge de 10 ans), alors même que la scolarité est obligatoire jusqu’au neuvième niveau (17 ans). Bien que l’égalité entre les sexes soit garantie par la loi, les stéréotypes sociaux liés au genre et les frais qu’implique le fait d’envoyer un enfant à l’école incitent les parents à accorder peu d’importance à l’éducation des filles. Ces dernières sont censées aider aux travaux domestiques ou agraires ou tout simplement se marier de bonne heure.
L’État ne s’occupe pas de l’éducation des filles, ce qui les rend vulnérables à l’exploitation, aux mariages forcés ou précoces, à la polygamie et à la violence conjugale.

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