« Le comité […] recommande […] que [le Canada] élabore un plan spécifique intégré couvrant la situation particulière des femmes autochtones, tant dans les réserves qu’a l’extérieur, et des femmes appartenant a des groupes ethniques ou des minorités, et traitant notamment les questions relatives a leur pauvreté, leur état de sante médiocre, leurs mauvaises conditions de logement, leur faible taux de réussite a l’école, leur faible taux d’emploi et de revenu et leurs taux de violence élevés… » . Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, novembre 2008
La marginalisation, la paupérisation et la discrimination affectent depuis longtemps les femmes autochtones du Canada, et ces facteurs les exposent aux dangers de la violence et de l’exploitation. Ils ont également empêché de nombreuses femmes autochtones de bénéficier de la protection totale de la police et de l’appareil judiciaire.
D’après des statistiques gouvernementales, les jeunes femmes autochtones au Canada ont cinq fois plus de risques que les autres canadiennes du même âge de mourir des suites de violences. L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) a rapporté, dans le cadre de sa campagne Soeurs d’esprit, plus de 520 cas de femmes autochtones du Canada disparues ou tuées, pour la plupart au cours des trente dernières années. Les chiffres réels pourraient être bien plus élevés, tous les cas n’étant pas recensés par la police et le gouvernement.
Le gouvernement canadien a condamné cette violence et a promis d‘agir. Toutefois, les mesures prises à ce jour sont loin de constituer la réaction globale et coordonnée qui s’impose pour traiter ces violations graves et permanentes des droits humains.
Plus d’information
Canada — Assez de vies volées. Rapport d’Amnesty à télécharger ICI et à lire sur votre écran ci-dessous :





