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Isavelives.be - Femmes

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  • Agissez par SMS : Des défenseurs des droits des femmes sont en danger

    Agir par SMS, c’est agir ET soutenir financièrement Amnesty International pour l’ensemble de ses activités. (Service accessible uniquement depuis un numéro de gsm belge)

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    • Pour recevoir gratuitement l’action de la semaine sur votre gsm, envoyez simplement le message «AU» au numéro 3313 (Activation gratuite. Sms reçu gratuit. Votre réponse : 2€)
    • Vous pouvez stopper le service à tout moment en envoyant le message "STOP" au numéro 3313. Votre désabonnement sera pris en compte sans délai.

    Le message reçu mercredi par les abonnés :

    Colombie: des défenseurs des droits des femmes sont en danger. Agissez pour leur sécurité. Envoyez vos coord. 2€/sms

    Pour signer la pétition et soutenir amnesty avec votre gsm, il vous suffit alors de répondre par un sms avec votre nom, votre prénom et votre adresse.

    Pour bénéficier de ce service, envoyez dés à présent le message "AU" au numéro 3313.

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  • Action urgente: Colombie. Des défenseurs des droits des femmes sont en danger

    AU 133/12, AMR 23/020/2012, 11 mai 2012

    ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 22 JUIN 2012.
    Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

    Le 7 mai, un coup de feu a été tiré sur les bureaux d’une association de défense des droits des femmes à Bogota, en Colombie. Cet épisode fait suite à une série d’attaques et d’actes d’intimidation ciblant la défenseure des droits humains Monica Roa et ses collègues, semble-t-il en représailles de leur travail en faveur des droits des femmes en matière de sexualité et de procréation en Colombie. Leur vie serait en danger.

    Dans la soirée du 7 mai, l’électricité a été coupée dans les locaux de l’association Women’s Link Worldwide (WLW). Quelques minutes plus tard, une personne non identifiée a tiré un coup de feu en direction des bureaux. Monica Roa, défenseure des droits humains et directrice de programme à WLW, et deux de ses collègues y travaillaient à ce moment-là. La balle a brisé la vitre de sécurité au-dessus de la tête de Monica Roa. Bien que personne n’ait été blessé, Monica Roa comme ses collègues auraient pu être grièvement blessés, voire tués.

    Il y a six ans, la détermination de Monica Roa et le travail de WLW en faveur du respect et de la protection des droits des femmes, en collaboration avec d’autres organisations de défense des droits des femmes, ont conduit à la dépénalisation de l’avortement dans certaines situations exceptionnelles en Colombie. Cette dernière attaque a eu lieu à la veille du 6e anniversaire de cette décision historique. Monica Roa et ses collègues travaillaient à la préparation d’actions de campagne concernant le manque de détermination à mettre en œuvre la décision de la Cour constitutionnelle.

    Cette attaque est la dernière d’une série d’actes d’intimidation ciblant Monica Roa et WLW. Des personnes sont entrées par effraction dans leurs bureaux à Bogota et y ont dérobé des ordinateurs à trois reprises, dont le 23 avril. En outre, les membres de l’association sont la cible de menaces de mort et d’actes de harcèlement depuis 2005. À plusieurs reprises, des excréments humains ont été déposés devant l’entrée principale des bureaux. En 2005, au lendemain des premiers actes d’intimidation visant Monica Roa, le gouvernement a ordonné qu’elle bénéficie de mesures de protection.

    Dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après, en espagnol ou dans votre propre langue :

    - faites part de votre inquiétude quant à la sécurité de Monica Roa et de ses collègues et appelez les autorités à enquêter dûment et sans délai sur les attaques dont elles font l’objet, à en rendre les conclusions publiques et à traduire les responsables présumés en justice ;

    - exhortez les autorités à renforcer les mesures de protection accordées à Monica Roa et à les étendre à ses collègues de WLW à Bogota, en fonction de leurs souhaits ;

    - engagez-les à reconnaître publiquement la légitimité du travail des militants des droits humains sur les questions liées aux droits en matière de sexualité et de procréation ;

    - rappelez-leur leurs obligations concernant la situation des défenseurs des droits humains, définies dans la Déclaration de 1998 sur les défenseurs des droits de l’homme ;

    - rappelez-leur qu’il est urgent de faire appliquer pleinement la décision de la Cour constitutionnelle relative à la dépénalisation de l’avortement et de s’acquitter de leurs obligations en matière de protection des droits des femmes et des jeunes filles.

    ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 22 JUIN 2012 À :
    Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.



    Président
    Señor Juan Manuel Santos
    Presidente de la República,
    Palacio de Nariño, Carrera 8 No.7-26,
    Bogotá D.C. – Colombie
    Fax : +57 1 3375890
    Formule d’appel : Señor Presidente, / Monsieur le Président,

    Procureur général
    Sr. Eduardo Montealegre Lynett
    Fiscal General de la Nación
    Dg. 22B No. 52-01 Edf. C Piso 5
    Bogotá D.C. - Colombie
    Fax : +57 1 4149000 ext. 2396
    Formule d’appel : Señor Fiscal General, / Monsieur le Procureur général,

    Copies à :
    Women’s Link Worldwide
    Apartado Postal 359261
    Oficina Rosales
    Bogotá D.C.
    Colombie

    Veuillez également envoyer des copies aux représentants diplomatiques de la Colombie dans votre pays
    Ambassade de Colombie
    Avenue F.D.Roosevelt 96A
    1050 Bruxelles
    M.l'Ambassadeur Rodrigo Rivera Salazar :
    rodrigo.rivera@emcolbru.org
    Fax 02.646.54.91

    INFORMATIONS GÉNÉRALES

    En 2006, la Cour constitutionnelle de Colombie a levé l’interdiction totale qui pesait sur l’avortement et a autorisé les femmes et les jeunes filles à avoir légalement accès aux services concernés dans trois situations exceptionnelles, notamment en cas de viol ou lorsque la vie de la mère est en danger en cas de poursuite de la grossesse (décision C-355/2006). Toutefois, cette décision s’est heurtée à diverses obstructions et n’a pas été mise en œuvre.

    À diverses reprises, le procureur général s’est publiquement prononcé en faveur du rétablissement de l’interdiction générale de l’avortement. Il a publiquement contesté la décision de la Cour constitutionnelle et a tenté de faire obstacle à son application en publiant des informations qui contredisent la décision de 2006 dépénalisant l’avortement dans certaines circonstances exceptionnelles. Depuis que la procureure déléguée à la défense des droits des enfants, des adolescents et de la famille est entrée en fonction, elle a soutenu ouvertement la position du procureur général sur cette même question et s’est publiquement déclarée favorable à la pénalisation de l’avortement en toutes circonstances. La procureure déléguée est en charge des questions liées aux droits des femmes au sein du bureau du procureur général.

    Le retard dans la mise en œuvre de la décision de la Cour constitutionnelle a de graves conséquences sur la vie et la santé des femmes et des jeunes filles. Aussi 1 201 femmes ont-elles décidé d’introduire une requête en tutela afin de demander que le procureur général et la procureure déléguée à la défense des droits des enfants, des adolescents et de la famille reviennent sur leurs déclarations et respectent la décision de la Cour constitutionnelle de 2006. Elles ont également requis que le bureau du procureur général publie des informations complètes sur les droits en matière de sexualité et de procréation qui prennent en compte cette décision. Monica Roa et Women’s Link Worldwide ont été des acteurs clés de ce processus.

    Il y a peu, Monica Roa a appris par les médias que la procureure déléguée à la défense des droits des enfants, des adolescents et de la famille avait porté plainte contre elle. Monica Roa n’a pas été officiellement informée d’une quelconque plainte ; cependant, elle suppose d’après les informations parues dans la presse qu’elle est accusée de diffamation.

    Nom : Monica Roa (femme) et ses collègues

    Genre h/f : Toutes des femmes, à l’exception d’un homme

    AU 133/12, AMR 23/020/2012, 11 mai 2012

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