Amnesty International est vivement préoccupée par la sécurité de Nidia Correa Velásquez et des membres de la communauté déplacée de Tulúa (département du Valle del Cauca). Nidia Correa Velásquez aurait été enlevée le 16 mai par cinq individus dont on ignore l’identité mais que l’on soupçonne d’appartenir à un groupe paramilitaire soutenu par l’armée opérant dans la région. Deux jours après l’enlèvement de Nidia Correa Velásquez, Andrés Robledo, président de l’association paysanne « Los Yarumos » aurait été abattu par des paramilitaires soutenus par l’armée. Selon certaines informations, les membres de cette association sont harcelés par les paramilitaires depuis juillet 1999. Alors qu’elle quittait pour se rendre à son travail, le 16 mai à 6h20, l’usine désaffectée hébergeant des membres de la communauté de personnes déplacées à laquelle elle appartient, Nidia Correa Velásquez a été arrêtée par quatre hommes et une femme se déplaçant dans un taxi et sur une motocyclette. Elle a été précipitée dans le taxi et on ne l’a pas revue depuis lors. La communauté de personnes déplacées qui vit dans la municipalité de Tulúa a été menacée et harcelée par les groupes paramilitaires opérant dans la région. Selon certaines informations, les membres de cette communauté ont été sommés de quitter l’usine désaffectée de Tulúa dans laquelle ils ont trouvé refuge. Ils ont informé les autorités de l’ultimatum qui leur a été donné et ont demandé à être protégés conformément aux recommandations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme concernant la protection de la population civile.
INFORMATIONS GÉNÉRALES Les forces de sécurité et leurs alliés paramilitaires ont pour habitude d’accuser les leaders paysans et les personnes déplacées de force à l’intérieur du pays d’être des collaborateurs ou des sympathisants de la guérilla. Ces accusations sont fréquemment suivies de graves violations des droits humains imputables aux paramilitaires. Les organisations travaillant avec les communautés déplacées ont également été la cible de menaces et d’atteintes aux droits humains.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) : – dites-vous préoccupé par la sécurité de Nidia Correa Velásquez, dont on est sans nouvelles depuis le 16 mai, et appelez les autorités à faire tout le nécessaire pour la retrouver et assurer sa sécurité ; – demandez instamment que soit menée une enquête exhaustive et impartiale sur l’enlèvement de Nidia Correa Velásquez et sur l’homicide dont a été victime le dirigeant paysan Andrés Robledo ; demandez que les résultats de ces investigations soient rendus publics, et que les responsables présumés soient traduits en justice ; – dites-vous préoccupé par la sécurité de la communauté de personnes déplacées résidant à Tulúa, dans le département du Valle del Cauca, depuis que cette dernière fait l’objet de menaces et de manœuvres de harcèlement de la part des groupes paramilitaires opérant dans la région ; – demandez aux autorités quelles mesures jugées appropriées par les personnes menacées elles s’apprêtent à prendre pour assurer la sécurité de ces dernières ; – demandez instamment que soit menée sans délai une enquête exhaustive et impartiale sur ces menaces ; demandez que les résultats de ces investigations soient rendus publics et que les responsables présumés de ces menaces soient traduits en justice ; – demandez instamment aux autorités de mener une enquête exhaustive et impartiale sur les liens existant entre les forces de sécurité et les groupes paramilitaires qui opèrent dans le département du Valle del Cauca ; insistez sur la nécessité que les résultats de ces investigations soient rendus publics, et que les personnes soupçonnées de soutenir ces groupes ou d’en faire partie soient déférées à la justice. – demander au gouvernement de prendre des mesures efficaces pour démanteler les groupes paramilitaires, comme il s’y est engagé à plusieurs reprises et conformément aux recommandations en ce sens que lui ont faites les Nations unies et d’autres organisations intergouvernementales.
APPELS À : Président de la République : Sr. Presidente Andrés Pastrana Presidente de la República Palacio de Nariño Carrera 8 No. 7-26 Santafé de Bogotá, Colombie Fax : + 57 1 566 2071 Formule d’appel : Excelentísimo Sr. Presidente Pastrana, / Monsieur le Président de la République,
Ministre de l’Intérieur : Dr. Armando Estrada Villa, Ministro del Interior Ministerio del Interior, Palacio Echeverry Carrera 8a, No. 8-09, Piso 2o. Santafé de Bogotá, Colombie Fax : 57 1 562 5298 (Si quelqu’un décroche,demandez la ligne de fax : « Me da tono de fax por favor Formule d’appel : Sr. Ministro Estrada Villa, / Monsieur le Ministre, Fiscal General de la Nación [qui chapeaute le système judiciaire] : Dr. Luis Camilo Osorio Fiscal General de la Nación, Fiscalía General de la Nación Apartado Aéreo 29855, Diagonal 22B 52-01 (Ciudad Salite) Santafé de Bogotá, Colombie Télégrammes : Fiscal General, Bogotá, Colombie Fax : + 57 1 570 2022 / 2003 (Si quelqu’un décroche, demandez la ligne de fax : « Me da tono de fax por favor. ») Formule d’appel : Estimado Dr. Osorio, / Monsieur,
COPIES À : Organisation non gouvernementale (ONG) : Asociación Nacional de Ayuda Solidaria (ANDAS), AA 3511, Bogotá, Colombie
Ambassade de la République de Colombie Ave F.D. Roosevelt 96A, 1050 Bruxelles, fax : 02/646.54.91, email : colombia emcolbru.org
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