
Delara Darabi, âgée de 20 ans, risque une exécution imminente pour un meurtre qui a eu lieu quand elle avait 17 ans. Elle aurait été condamnée à mort une seconde fois après que son cas eut été rejugé. En janvier 2007, elle aurait commis une tentative de suicide en prison. Delara Darabi avait initialement été condamnée à mort par la Dixième Chambre du Tribunal général de la ville de Rasht, dans le nord du pays. Plus tard, la Cour suprême a découvert des lacunes dans l’affaire et a ordonné un nouveau procès. Cependant à la suite de deux sessions du tribunal en janvier et en juin 2006, Delara Darabi a été condamnée à mort pour la seconde fois par la Cour générale de Rasht. La peine de mort aurait été confirmée par la Cour suprême en février 2007 et, dès lors, elle risque l’exécution à tout moment. Selon les rapports, Delara Darabi et un homme de 19 ans appelé Amir Hossein seraient entrés par effraction dans la maison d’une parente âgée de Delara pour commettre un cambriolage. Amir Hossein aurait tué la femme au cours du cambriolage. Delara Darabi a commencé par avouer le meurtre mais elle s’est ensuite rétractée. Elle prétend qu’Amir Hossein lui a demandé d’endosser la responsabilité du meurtre pour lui éviter l’exécution pensant que, comme elle n’avait pas 18 ans, elle ne pourrait être condamnée à mort.
Information de dernière minute :
Grandes inquiétudes, en effet, le 21 mars 09, Delara a téléphoné à son avocat en lui disant qu’elle avait entendu à la prison de Rasht des rumeurs selon lesquelles elle serait exécutée.
Au début du mois de mars 07, son avocat aurait formé un recours. L’état de santé physique et mentale de Delara Darabi en détention suscite l’inquiétude. Amnesty International ignore si elle reçoit des soins médicaux. En effet, en janvier 2007, Delara Darabi aurait tenté de mettre fin à ses jours dans la prison de Rasht, après le rejet de sa demande de transfert dans une autre prison, où ses conditions de détention seraient moins éprouvantes. Elle a eu la vie sauve grâce à ses compagnes de cellules, qui ont donné l’alerte aux autorités responsables de la prison. Les proches de Delara Darabi ont été autorisés à lui rendre visite à la mi-mars. Ils seraient inquiets pour sa santé, étant donné qu’elle souffre de troubles rénaux préexistants à son placement en détention. Ces troubles se seraient aggravés en prison.
La peine prononcée contre Delara Darabi, condamnée à mort, a été confirmée par la Cour suprême, d’après un article paru le 25 avril dans le journal Etemad. Cette décision a manifestement été soumise au bureau de l’Ayatollah Shahroudi, le responsable du pouvoir judiciaire, afin qu’il donne son avis.
Le père de la jeune femme a de nouveau demandé qu’elle soit transférée de la prison de Rasht à celle d’Evin, à Téhéran, au motif que ses conditions de détention dans le premier établissement ont en partie poussé sa fille à commettre une tentative de suicide en janvier. Elle a eu la vie sauve grâce à ses compagnes de cellules, qui ont donné l’alerte aux autorités responsables de la prison. Selon des informations récentes, Delara Darabi a été battue dans la prison de Rasht, si bien qu’elle a eu un bras fracturé et se trouve actuellement dans un état de santé préoccupant. Elle souffrirait par ailleurs de troubles rénaux préexistants à son incarcération. Amnesty International ignore si elle reçoit les soins médicaux requis, mais son état aurait empiré en prison.
Continuez à agir.
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Son Excellence l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei - Bureau du Guide suprême- Shoahada Street- Qom- Iran- E-mail : info leader.ir
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