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ÉTATS-UNIS : Traitement dégradant pour les femmes à la prison d’État de Valley (Californie)

samedi 13 décembre 2003, par Françoise Guillitte

Amnesty International appelle les autorités pénitentiaires de Californie à revoir les règles autorisant des surveillants hommes à pratiquer des « fouilles par palpation » (par-dessus les vêtements) sur des détenues femmes.

« Les fouilles par palpation faites par des surveillants du sexe opposé - fouilles impliquant que les surveillants touchent des parties intimes de l’individu si l’on s’en tient à une vidéo projetée dans le cadre de la formation dispensée par l’État - sont en elles-mêmes dégradantes, incompatibles avec les engagements internationaux en matière de droits humains et constituent une forme de violence envers les femmes », a déclaré Amnesty International.

La décision d’Amnesty International de lancer un appel a été prise dès connaissance de l’information selon laquelle la prison d’État pour femmes de Valley (Valley State Prison for Women, VSPW), le plus grand établissement pénitentiaire pour femmes de Californie, avait rétabli récemment cette pratique après l’avoir interdite pendant plusieurs années. La nouvelle politique mise en place à partir de cette année autorise des surveillants hommes à pratiquer, sans contrôle, des fouilles de routine sur des détenues femmes. Ces fouilles, qui impliquent de toucher les seins et l’entrejambe, avaient été interdites dans la prison en 1998, après des années de plaintes déposées par des prisonnières accusant des surveillants hommes d’attouchements et autres abus sexuels.

Des études ont prouvé que les fouilles par palpation et autres contacts physiques intimes en présence de surveillants hommes peuvent être particulièrement traumatisants pour des détenues, dont beaucoup ont subi des violences physiques ou sexuelles avant leur incarcération.

En Californie, comme dans de nombreux autres États américains, les femmes en prison sont couramment surveillées par des gardiens hommes, une pratique contraire aux normes internationales et contre laquelle l’organisation a longtemps fait campagne. Les autorités américaines justifient cette pratique en s’appuyant sur les lois concernant l’égalité des chances en matière d’emploi qui garantit les mêmes droits aux hommes et aux femmes. Toutefois, certains tribunaux américains ont apporté des restrictions au rôle des surveillants hommes dans les établissements où sont détenues des femmes sans remettre ces lois en question.

« Les surveillants hommes ne devraient pas avoir le droit de pratiquer des fouilles par palpation ou des fouilles à corps sur des détenues et ne devraient pas se trouver de manière régulière dans les quartiers réservées aux femmes. De telles pratiques ouvrent la porte à toutes sortes d’abus, violent le droit fondamental à la vie privée et sont en contradiction avec l’interdiction de tout traitement cruel, inhumain ou dégradant tel que le définissent les traités internationaux. et notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques que les États-Unis ont ratifié » , a déclaré Amnesty International.

Les États-Unis ont été critiqué par de nombreux organismes internationaux à propos de cette pratique, notamment par le Comité des droits de l’homme chargé de surveiller l’application par les États du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Le Comité a exprimé en 1995 sa préoccupation, soulignant que l’emploi de personnel pénitentiaire masculin dans des prisons pour femmes aux États-Unis « était à l’origine de graves allégations d’agressions sexuelles et de violations de leur intimité par des prisonnières. » Le Comité a également établi dans une observation générale sur l’article 17 du PICPP à propos du droit au respect de la vie privée que les personnes soumises à des fouilles corporelles « ne devraient être fouillées que par des personnes du même sexe. »

États-Unis. Rapport d’Amnesty International sur une visite à la prison d’État pour femmes de Valley (Californie)

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3 Messages de forum

  • Voici, après la question de la peine de mort ou les condamnations arbitraires touchant la population noire, une nouvelle preuve que les États-Unis poursuivent une politique qui n’est pas digne d’une démocratie. En particulier, dans ce pays, les droits de la personne les plus élémentaires sont niés dès lors que l’on a commis une faute ou - voir les événements récents - dès qu’il est question de sécurité intérieure. L’administration Bush s’applique clairement à créer un climat de peur généralisée qui lui permet d’agir à sa guise en bafouant sa propre constitution (qui n’est pas un modèle du genre ; n’oublions le droit de chaque citoyen à posséder une arme). Ceci n’est pas du laxisme : il s’agit bien d’actions et de mesures délibérées ! Aidons les citoyens américains à se réveiller !

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  • ÉTATS-UNIS : Traitement dégradant pour les femmes à la prison d’État de Valley (Californie) Le 22 juillet 2006 à 18:45 , par ASSOCIATION UNION CAMEROUN MONDE

    Bonjour, Nous sommes une jeune association camerounaise donc l’objectif premier est de Promouvoir la solidarité et la fraternité entre jeune déclaration RDA/06/BAPP/000337. Nous recherchons des correspondants dans les prisons du monde entier pour échange d’idées et de courriers écrit afin de permettre aux détenus de supporter leur peine. Nous serons heureux d’établir le contact entre tous les jeunes du monde dans les années à venir. Alors tous les contacts sont utiles pour nous et nous espérons donner satisfaction à toutes les personnes qui prendront contact avec nous. ASSOCITION UNION CAMEROUN MONDE B.P 7438 Yaoundé - CAMEROUN

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  • je suis profondément choquée d’apprendre que des femmes, certaines ayant certainement subi des violences sexuelles avant leur incarcération, puissent etre fouillées au corps par des hommes, violant le droit à l’intimité et au respect. je trouve cette pratique dégradante et indigne de tout homme quelqu’il soit. la présence permanente d’hommes dans les prisons de femmes constituent également une violence à part entière et ne permet certainement pas à ces femmes traumatisées et fragiles de se reconstruire.

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