Amnesty International est extrêmement préoccupée par la sécurité de Ruben Antonio Díaz, qui aurait été enlevé par des paramilitaires opérant avec le soutien de l’armée colombienne. Il serait actuellement retenu captif dans une exploitation agricole située dans le département de La Guajira. Le 2 septembre, vers midi, une lettre manuscrite rédigée, semble-t-il, par des paramilitaires a été déposée au bureau de l’Asociación Nacional de Mujeres Campesinas, Negras e Indígenas de Colombia (ANMUCIC, Association nationale des femmes paysannes, noires et indigènes de Colombie) à Bogotá, la capitale du pays. Elle indiquait que Ruben Antonio Díaz était retenu captif et, d’après les informations reçues, contenait de nouvelles menaces dirigées contre Leonora Castaño, la présidente de l’ANMUCIC, et contre d’autres responsables de cette organisation.
Ruben Antonio Díaz est le fils de Blanca Nubia Díaz, une militante de l’ANMUCIC originaire du département de La Guajira. Cette femme avait été contrainte à quitter son foyer pour s’installer à Bogotá après la mort de sa fille de seize ans, Irina del Carmen Villeros Díaz, tuée le 26 mai 2001.
ACTION RECOMMANDÉE :
Dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) :
dites-vous préoccupé par la sécurité de Ruben Antonio Díaz et demandez
qu’une enquête approfondie et impartiale soit ouverte sur les allégations
selon lesquelles il a été enlevé par des paramilitaires bénéficiant du
soutien de l’armée colombienne, que les résultats de ces investigations
soient rendus publics et que les responsables présumés soient traduits en
justice ;
faites part de votre inquiétude quant à la sécurité de Leonora Castaño,
ainsi que celle des autres membres de l’Asociación Nacional de Mujeres
Campesinas, Negras e Indígenas de Colombia (ANMUCIC, Association nationale
des femmes paysannes, noires et indigènes de Colombie) ;
exhortez les autorités colombiennes à prendre des mesures efficaces en vue
de protéger les membres de l’ANMUCIC, conformément aux souhaits des
personnes menacées, afin de leur permettre de poursuivre en toute sécurité
leurs activités légitimes et essentielles en faveur des droits humains ;
appelez les autorités à enquêter sur tous les cas de menaces proférées
contre des défenseurs des droits humains et à traduire en justice les
responsables présumés de ces agissements ;
appelez le gouvernement colombien à s’acquitter pleinement de ses
obligations envers les défenseurs des droits humains, telles qu’elles sont
énoncées dans la Déclaration sur le droit et la responsabilité des
individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les
droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus,
adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998 ;
invitez le gouvernement colombien à engager un dialogue constructif avec
les défenseurs des droits humains, et à aborder la question de leur
protection et de la prévention des agressions dont ils sont la cible.
ADRESSEZ VOS APPELS À :
Président de la République : Señor Presidente Álvaro Uribe Vélez Presidente de la República Palacio de Nariño Carrera 8 No. 7-26 Santafé de Bogotá, Colombie. Fax : +57 1 342 0592 / 337 58 90.
Formule d’appel : Excelentísimo Sr. Presidente Uribe, / Monsieur le Président de la République,
Ministre de l’Intérieur et de la Justice : Sr. Fernando Londoño Hoyos Ministro del Interior y de Justicia Ministerio del Interior Palacio Echeverry Carrera 8a, No. 8-09, Piso 2o. Santafé de Bogotá, Colombie. Fax : +57 1 566 4573. Formule d’appel : Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre,
Fiscal General de la Nación [qui chapeaute le système judiciaire] : Dr. Luis Camilo Osorio Fiscal General de la Nación Fiscalía General de la Nación Diagonal 22B 52-01 Santafé de Bogotá, Colombie. Fax : +57 1 570 2022 / 2017 (si une personne décroche, veuillez dire : « me da tono de fax por favor por Dr Osorio »). Formule d’appel : Estimado Dr. Osorio, / Monsieur,
ENVOYEZ VOS COPIES À :
Bureau du Defensor del Pueblo (médiateur) : Defensoría del Pueblo, Calle 55, No. 10-32/46 office 301 Santafé de Bogotá, Colombie
Ambassade Colombie Ave F.D. Roosevelt 96A 1050 Bruxelles. fax : 02/646.54.91
PRIÈRE D’INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.




