RAPPEL DES FAITS :2 juin 2006
Rebiya Kadeer, célèbre dissidente pour laquelle Amnesty a agit et a obtenu la libération vit à présent aux Etats unis. Sa famille se trouve en danger. Rebiya Kadeer est une ancienne prisonnière d’opinion soutenue par Amnesty International, qui a été envoyée aux États-Unis aussitôt après sa libération. Avant qu’elle ne soit libérée, précise-t-elle, elle a reçu un avertissement : si elle nouait des relations avec des Ouïghours ou parlait en public de « questions sensibles » une fois qu’elle serait en liberté, ses entreprises et ses enfants n’auraient plus aucun avenir. Rebiya Kadeer a été récemment élue présidente de la Uyghur American Association, qui a fondé l’UHRP.
En effet, Ablikim, Alim et Rushangul Abdiriyim, enfants adultes de Rebiya Kadeer, militante ouïghoure, auraient été appréhendés par la police le 29 mai au soir à Ürümqi, capitale de la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Ils ont été conduits sous la contrainte jusqu’à un camp dénommé Nansan, aux environs d’Ürümqi, où des policiers ont roué de coups Ablikim Abdiriyim et Alim Abdiriyim. Ablikim a perdu connaissance et a été conduit à l’hôpital pour y recevoir des soins. Ces trois personnes sont toujours, semble-t-il, détenues par la police, mais on ne connaît ni le lieu exact où elles se trouvent ni leur état de santé. Amnesty International craint qu’elles ne soient encore exposées à des actes de torture ou autres mauvais traitements.
Six autres membres de la famille de Rebiya Kadeer, dont quatre enfants (dont le nom figure ci-dessus) auraient été interpellés par la police au même moment. On ne sait pas avec certitude s’ils sont détenus dans les locaux de la police ou s’ils sont retenus à leur domicile sous surveillance policière. Selon le Uyghur Human Rights Project (UHRP), une organisation de défense des droits humains dont le siège se trouve aux États-Unis, une petite-fille de Rebiya Kadeer serait parvenue à lui téléphoner le matin du 1er juin. Elle aurait expliqué à sa grand-mère qu’elle avait peur à cause de la présence chez elle de sept policiers et lui aurait demandé de « la sauver ».
DERNIERE NOUVELLES 10 juillet 2006 :
Les autorités ont engagé ds poursuites pénales contre Alim, Ablikim et Kahar Abdiriyim, les fils de la militante ouïghoure Rebiya Kadeer. Le 1er juillet Alim aurait « avoué » sous la torture les accusations de « fraude fiscale » et de « tentative de division du pays » portées contre lui , « reconnaissant » dans les mêmes conditions avoir « prôné l’indépendance de la région autonome ou¨çighoure du Xinjiang ». D’après UHRP (Uyghur Human Rights Project) Alim aurait été transféré au centre de détention du district de Tianshan après ses « aveux ». Il est possible qu’il ait besoin de soins médicaux d’urgence après les actes de torture qu’il aurait subis. Ablikim serazit lui toujours hospitalisé depuis qu’il a été battu par des policiers au début du mois de juin, peu après son arrestation. Amnesty ne dispose pas d’information précises au sujet de son état de santé ni de sa situation au regard de la loi, si ce n’est qu’il a été inculpé de « fraude fiscale » et de « subversion ». Kahar, le frère ainé a lui aussi été inculpé pour « fraude fiscale » Rushangul, leur soeur ainsi que le frère de Rebiya Kadeer Mamat sont actuellement sous résidence surveillée. Les quatre petits-enfants de Rebiya Kadeer qui avient été arrêtés sont aujourd’hui libres , mais ne seraient pas autorisés à quitter leur domicile pour se rendre à l’école. Amnesty International ne dispose pas d’information supplémentaires au sujet de Kaysar et de Rayila, qui avaient été appréhendés en même temps que les quatre enfants.
INFORMATIONS GÉNÉRALES :
Rebiya Kadeer est une ancienne prisonnière d’opinion soutenue par Amnesty International. Ses proches harcelés par les autorités depuis 1999, année de sa première incarcération, et plus particulièrement depuis qu’elle a pu sortir de prison pour raisons médicales, le 17 mars 2005. Elle avait été envoyée aux Etats-Unis aussitôt après sa libération. Avant qu’elle ne soit libérée, précis-t-elle, elle a reçu un avertissement : si elle nouait des relations avec des Ouïghours ou parlait en public de « questions sensibles » une fois qu’elle serait en liberté, ses entreprises et ses associations, n’auraient plus aucun avenir. Rebiya Kadeer a été récemment élue présidente de la Uyghur American Association, qui a fondé l’UHRP. Depuis sa libération, la police a lancé une enquête concernant les irrégularités financières censées avoir été commises par la société, l’Akida Trading Co. Rebiya Kadeer a affirmé à plusieurs reprises qu’elle n’avait commis aucune infraction . Amnesty International considère que le harcèlement permanent infligé à Rebiya Kadeer et les informations selon lesquelles ses proches auraient subi des actes de torture ou autre mauvais traitement incitent à douter de la crédibilité de cette enquête.
ACTION RECOMMANDÉE : ci-joint modèle de lettre
exprimez la vive inquiétude que vous éprouvez quant aux violences physiques dont Ablikim aurait fait l’objet et aux actes de torture apparemment infligés à Alim, et demander aux autorités de lancer une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur les allégations afin de traduir en justice les responsables présumés.
demandez aux autorités de faire en sorte qu’Ablikim, Alim et Kahar puissent entrer en rapport avec un ou plusieurs avocats de leur choix et avec d’autres membres de leur famille, et qu’il puissent recevoir tout soin médical qui leur serait éventuellement nécessaire.
priez les autorités de lever les restrictions imposées à la liberté de mouvement de Rushangul Abdiriyim et Mamat Kadeer.
demandez que la sécurité de toutes les personnes détenues ou sous résidence surveillée, à savoir cinq adultes et quatre enfants soit garantie par des mesures immédiates.
exhortez les autorités à mettre un terme aux violations de droit humains qui visent les membres de la famille de Rebiya Kadeer, et notemment à leur placement arbitraire en détention, à leur harcèlement par la police et aux autres restrictions apportées à leur liberté d’expression et d’association.
APPELS À :
Premier ministre de la République populaire de Chine : WEN Jiabao Guojia Zongli The State Council 9 Xihuangcheng Genbeijie Beijingshi 100032 République populaire de Chine Fax : +86 10 65292345 (via le ministère de la Communication) Courriel : gazette mail.gov.cn Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,
Président du gouvernement populaire de la région autonome ouïghoure du Xinjiang : Ismail TILIWALDI Zhuxi Xinjiang Weiwuer Zizhiqu Renmin Zhengfu 2 Zhongshanlu Wulumuqishi 830041 Xinjiang Weiwuer Zizhiqu République populaire de Chine Courriel : master xinjiang.gov.cn Formule d’appel : Dear Chairman,/ Monsieur le Président,
COPIES À : Maire d’Ürümqi : Shokrat Zakir Shizhang Wulumuqi Shizhengfu Bangongting 1316 Kelamayi Donglu Wulumuqi Shi 830063 Xinjiang Weiwuer Zizhiqu République populaire de Chine Fax :+86 991 4689654 Formule d’appel : Dear Mayor, / Monsieur le Maire,
Ambassade de la République Populaire de Chine : Avenue de Tervueren 463, 1160 Bruxelles Fax : 02.762.99.66 /Fax : 02.779.28.95 Email :guo-wensong fmprc.gov.cn
PRIÈRE D’INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. AMERCI.




