Au Canada, les femmes autochtones sont confrontées à des taux de violence bien plus élevés que les autres femmes. Selon une enquête menée par le gouvernement canadien en 2004, elles déclarent 3,5 fois plus d’actes de violence que les femmes non autochtones, notamment des violences familiales et des agressions sexuelles. Des études montrent en outre que les agressions contre les femmes autochtones sont non seulement plus fréquentes, mais aussi particulièrement violentes. D’après une autre enquête gouvernementale, une jeune femme appartenant aux Premières nations a cinq fois plus de risques qu’une autre Canadienne de mourir des suites de violences.
Amnesty International publie ce 30 septembre 2009 un rapport (disponible ci-dessous) faisant suite à celui publié en 2004 et intitulé Canada. On a volé la vie de nos soeurs. Discrimination et violence contre les femmes autochtones.. Ce rapport étudiait certaines des causes profondes de la violence commise contre les femmes autochtones par des hommes, autochtones ou non. Comme le montrait ce rapport, le racisme tenace et généralisé, la pauvreté et la marginalisation sont autant de facteurs importants qui exposent les femmes autochtones à un risque accru de violence tout en les privant de la protection que pourraient leur apporter la police et les services gouvernementaux.
Agissez : adressez la lettre ci-dessous au premier ministre du Canada afin que le gouvernement du Canada collabore avec les organisations de femmes indigènes pour développer un plan d’action national global prenant en compte les graves violations des droits fondamentaux subies par les femmes indigènes. Un tel plan d’action doit tenir compte des inégalités sociales et économiques qui mettent les femmes indigènes en danger et s’assurer que la police réponde rapidement et de manière adéquates aux dispartions de femmes et filles indigènes.
ÊTRE À L’ABRI DE LA VIOLENCE, C’EST UN DROIT HUMAIN




