Les journaux cambodgiens font de plus en plus souvent état de viols. Les agressions de très jeunes filles et les viols collectifs sont fréquents. Le manque de services adaptés pour les victimes de viol est cruel et reflète l’absence de sanction sociale face au viol et aux autres violences sexuelles. Les victimes de violence sexuelle qui tentent d’obtenir justice sont mises en échec à chaque étape – par des attitudes discriminatoires qui les stigmatisent, par des policiers et des fonctionnaires de justice inefficaces et corrompus, par des services de santé inadaptés et souvent peu compatissants et, surtout, par un gouvernement qui ne reconnaît pas l’urgence de la situation. Le nouveau Code pénal cambodgien entrera en vigueur fin 2010.
Amnesty International exhorte le gouvernement à saisir cette occasion pour lutter contre le comportement inadapté des responsables de l’application des lois dans les affaires de violence liée au genre.
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Amnesty international engage le gouvernement cambodgien à :
- Condamner publiquement le viol et les autres violences sexuelles à l’encontre des femmes, des jeunes filles et des fillettes, et dénoncer l’indifférence et le désintérêt largement répandus vis-à-vis des conséquences de ces crimes sur leurs victimes.
- Modifier les politiques et les plans d’action pour prévenir véritablement les violences sexuelles contre les femmes et les filles,enquêter en bonne et due forme sur ces actes et les punir, et veiller à ce que les autorités, et notamment les tribunaux, précisent que le viol est un crime qui signifie une absence de consentement.
- Remédier au fait que les autorités ne garantissent pas aux victimes des réparations appropriées, notamment en les faisant bénéficier de services médicaux et psychosociaux.
- Lutter contre la discrimination à l’encontre des femmes et les stéréotypes qui perpétuent la violence liée au genre.
- Intégrer des dispositions pour lutter contre la violence sexuelle dans les mesures prises contre la violence domestique et la traite d’êtres humains.
- Supprimer les obstacles financiers aux services pour les victimes de viol.
- Permettre aux victimes de violence sexuelle d’accéder à des mécanismes de signalement sûrs, rapides et efficaces.
- Fournir à la police une formation, du matériel et un budget pour lutter contre la violence sexuelle à l’égard des femmes, tout en favorisant l’augmentation du nombre de femmes dans les organes de maintien de l’ordre pour mener des enquêtes sur les allégations de violence sexuelle contre les femmes et les filles.
- Faire en sorte que les examens médicolégaux soit accessibles, adéquats et gratuits.
- Veiller à ce que les tribunaux, les salles d’audience et les procédures soient adaptés aux besoins des victimes.
Agissez avec Amnesty ! Agissez depuis chez vous en écrivant aux autorités cambodgiennes !





