Qui en sont les victimes ?
Il est facile de penser que les atteintes aux droits humains n’arrivent qu’aux autres, particulièrement dans des régions où sévit un conflit ou la répression. Or, en réalité, la violence contre les femmes ne se limite pas à un système politique ou économique en particulier : on la trouve dans toutes les sociétés du monde et elle ignore les barrières de la richesse, de la race ou de la culture. Elle touche aussi bien les jeunes que les plus âgées. Où que l’on vive, des femmes sont victimes de violences. Des ravages à long terme Les conséquences de la violence contre les femmes vont bien au-delà des souffrances physiques immédiates. Certaines femmes en subissent toute leur vie les séquelles. Parfois, les femmes qui ont été violées ont à supporter une grossesse non désirée, sont infectées par le VIH ou rejetées par leur communauté. Parmi les effets à long terme de la violence à l’encontre des femmes, on peut citer l’alcoolisme, la toxicomanie, la dépression, d’autres formes de troubles mentaux et le suicide. Des répercussions à l’échelle de la société Les répercussions de la violence contre les femmes se font sentir au niveau familial comme au niveau de la société. Les enfants en pâtissent particulièrement. La violence, qu’elle soit effective ou à l’état de menace, crée une atmosphère lourde où la peur est omniprésente ; elle limite l’horizon des femmes dans tous les domaines. Lorsque la vie des femmes est ainsi étouffée par la peur et la violence, la société s’en trouve appauvrie économiquement, politiquement et culturellement. |
Qui en sont les victimes ?
vendredi 5 mars 2004, par




