Amnesty International fonde son travail sur la définition figurant dans la Déclaration des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes :
"Les termesviolence à l’égard des femmes désignent tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.
La violence fondée sur le genre est la violence exercée contre une femme parce qu’elle est une femme ou celle qui touche particulièrement les femmes.
Selon certaines interprétations progressistes de cette définition, les omissions - privations ou déni de soins - peuvent constituer des actes de violence contre les femmes. L’on considère également que la violence dirigée contre les femmes inclut la violence structurelle (c’est-à-dire un préjudice découlant de l’organisation de l’économie).
Les actes de violence contre les femmes peuvent être physiques, psychologiques ou sexuels.
La violence dans le cadre familial
Elle revêt plusieurs aspects :
les coups et blessures volontaires infligés par un compagnon, un père ou un frère ;
les violences sexuelles infligées à des fillettes ou à des jeunes femmes par des membres de la famille au sein du foyer ;
la violence liée à la pratique de la dot ;
Elle recouvre également les violences subies par les employées de maison, y compris :
la réclusion forcée ;
les violences physiques ;
La violence dans le milieu social
Elle comprend :
le viol et les autres formes de violence sexuelle, le harcèlement sexuel sur le lieu de travail, dans les établissements d’enseignement et dans les autres lieux ;
la traite des femmes ;
la prostitution forcée ;
le travail forcé ;
le viol et les autres formes de violence sexuelle commises par des groupes armés.
La violence imputable à l’État
Elle comprend :
les actes de violence commis ou tolérés par des policiers, des gardiens de prison, des militaires, des agents de la police des frontières ou des services de l’immigration ;
les viols commis par les forces gouvernementales au cours de conflits armés ;
la torture en détention ;
les actes de violence infligés à des réfugiées par des fonctionnaires.




