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La pauvreté et la violence : un cercle vicieux
vendredi 5 mars 2004, par Philippe Hensmans
| Flor, travailleuse immigrée originaire des Philippines et âgée de quarante-huit ans, travaillait en Arabie saoudite. Elle a rapporté à Amnesty International qu’elle s’était blessée au dos en tentant de s’enfuir du domicile d’un employeur qui abusait d’elle. Après un séjour trop court à l’hôpital, elle a été emprisonnée pendant cinq mois. « Lorsque je suis arrivée en prison, a raconté Flor, je ne pouvais pas marcher, je devais ramper. »" |
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Partout dans le monde, les femmes sont plus fréquemment victimes de la pauvreté que les hommes. En outre, la pauvreté qu’elles subissent est plus grande que celle des hommes, et un nombre croissant de femmes en sont victimes. Les effets négatifs de la mondialisation contraignent de plus en plus de femmes à la marginalité.
La pauvreté peut être à la fois la cause et la conséquence de la violence contre les femmes. Quelle que soit leur catégorie socio-économique, toutes les femmes peuvent un jour être victimes, de la part de leur compagnon, de violences physiques, sexuelles et psychologiques ou de privations. Cependant, selon un rapport récent de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les femmes vivant dans la pauvreté représentent une part disproportionnée des victimes.
Le manque d’autonomie économique, la privation du droit à la propriété ou de l’accès au logement et la crainte de perdre leur(s) enfant(s) font que peu de femmes se risquent à affronter les terribles conséquences qu’entraînerait leur décision de quitter une situation de violence ou de tenter d’obtenir justice auprès d’un système judiciaire parfois discriminatoire ou indifférent à leur égard.
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