Ce sont les conflits armés qui déclenchent les plus grands flux de réfugié·e·s. La Convention de Genève, le plus important instrument de protection des réfugié·e·s, ne prend cependant pas explicitement position à ce propos. La Convention exige une persécution individuelle, autrement dit que la personne ait subi des préjudices ciblés. Des conventions régionales relatives aux réfugié·e·s (par exemple en Afrique et en Amérique latine), élaborées ultérieurement, partent cependant du principe qu’une personne peut être considérée comme réfugiée dès lors que son Etat ne peut pas la protéger. Lorsqu’un pays est confronté, en raison d’une guerre, à un grand afflux de réfugié·e·s, il peut accorder à cette occasion une « protection temporaire », car une expulsion dans ces circonstances est inacceptable. C’est de cette manière qu’ont réagi divers pays européens à l’afflux de réfugié·e·s de l’ex-Yougoslavie et du Kosovo. La protection temporaire n’est cependant pas une garantie d’asile durable.
Amnesty International est cependant d’avis que doit être considérée comme réfugiée toute personne persécutée de façon ciblée dans son pays et qui n’y jouit d’aucune protection, indépendamment de l’auteur de la persécution.




