
En Slovaquie, de nombreux enfants roms sont placés dans des écoles et des classes spécialisées pour enfants atteints de handicaps mentaux ou de difficultés d’apprentissage, ou dans des établissements de type classique mais réservés aux Roms. En conséquence, les enfants roms ne bénéficient souvent que de programmes scolaires réduits et n’ont pratiquement aucune chance de réintégrer le système scolaire général pour passer ensuite dans le secondaire.
De plus, les critères retenus pour placer un enfant dans une école ou une classe spécialisée ne tiennent pas réellement compte des différences culturelles et linguistiques. Une étude de la procédure d’évaluation a montré que près de la moitié des enfants roms qui sont scolarisés dans l’enseignement spécialisé y ont été orientés à tort. Il est donc à craindre que cette ségrégation scolaire ne constitue une discrimination de fait envers les enfants roms.
Alors que le gouvernement slovaque assure que cette ségrégation n’émane pas d’une politique gouvernementale officielle, il ne s’est toujours pas réellement engagé à y remédier. Certaines mesures vont dans la bonne direction, telles que la mise en place de classes préparatoires, le recrutement d’auxiliaires pédagogiques et certaines incitations financières encourageant les écoles classiques à intégrer des enfants roms. Toutefois, aucune de ces mesures n’est obligatoire et, très souvent, elles ne sont pas appliquées au niveau local.
C’est pourquoi Amnesty International demande aux autorités slovaques d’afficher clairement leur volonté d’en finir avec la ségrégation dont sont victimes les enfants roms dans l’enseignement afin de s’assurer que tous les enfants puissent jouir de leur droit fondamental à l’éducation en Slovaquie.
Notre action vise, entre autres, à obtenir :
que le gouvernement slovaque s’engage publiquement à mettre fin à la ségrégation scolaire ;
qu’un programme d’action soit mis en place par les autorités afin de favoriser l’intégration pleine et entière des enfants roms dans l’enseignement général ;
que la loi scolaire actuelle soit amendée afin de rendre les mesures de soutien à l’éducation des enfants roms obligatoires et afin d’introduire de nouvelles mesures d’éradication de la ségrégation scolaire.
Dernières nouvelles : Réponse d’Amnesty à la lettre du Vice-Premier Ministre
Suite à cette action, le Secrétariat International d’Amnesty a reçu, le 4 janvier dernier, une lettre détaillée du Vice-Premier Ministre slovaque pour les droits humains et les droits des minorités (VPM), Dušan Čaplovič.
C’est un premier pas dont se félicite AI, et qui n’aurait sans doute pas été obtenu de la part du gouvernement slovaque sans les nombreux envois de lettres et cartes postales qui ont suivi la publication du Rapport « Toujours séparés, toujours inégaux ».
Quoique que fort longue et détaillée, la lettre du VPM ne répond pas aux préoccupations et recommandations d’AI exprimées dans le rapport et ignore un certain nombre de points importants. Le 11 mars, une réponse à la lettre du VPM a donc été envoyée par Amensty afin de réitérer les préoccupations précédemment énoncées et d’exprimer notre consternation face à l’enracinement profond des discriminations contre les Roms qui transparaît dans certaines des déclarations du VPM.
Les efforts doivent donc encore se poursuivre pour obtenir que tous les enfants puissent jouir de leur droit fondamental à l’éducation en Slovaquie !
Pour soutenir notre action :
Agissez directement sur Isavelives.be
L’action qui suit est une archive ! N’AGISSEZ PLUS MERCI.
Cliquez ICI pour télécharger le modèle de lettre (en anglais) à envoyer au Vice-Premier ministre slovaque pour les droits humains et les droits des minorités.
Pour en savoir plus :
Lire le communiqué de presse « Slovaquie : Les enfants roms en butte à la discrimination en matière d’accès à l’éducation »
Lire la fiche d’information sur les Roms en Slovaquie
Lire le rapport (en anglais)
Visualiser les vidéos (en anglais)




