Depuis le Conseil International de 1991, Amnesty International considère que toute personne emprisonnée en raison de son orientation sexuelle avérée ou présumée doit être adoptée en tant que prisonnier-e d’opinion.
En étant mentionnés dès le premier but du Plan Stratégique Intégré d’Amnesty International (Lutter contre la discrimination) présenté lors du Conseil International de Mexico en août 2003, les droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres font désormais partie des priorités du mouvement.
Amnesty fait-elle la « promotion » de l’homosexualité ?
Non [1]. Elle reconnaît l’existence des homosexuel-les et elle prend la défense des personnes homosexuelles victimes de violations de leurs droits fondamentaux, comme elle prend la défense des femmes, des noirs, ou de toute autre minorité victime à cause de sa différence.
Elle ne prend position ni pour ni contre l’orientation sexuelle des individus, mais défend le droit fondamental d’avoir des relations sexuelles librement consenties entre personnes adultes, quel que soit le sexe des partenaires.
Que veut dire Amnesty par adultes consentants ?
AI considère que 18 ans est l’âge généralement reconnu internationalement pour la majorité. Cependant, elle est aussi consciente que la majorité en termes de maturité sexuelle varie et que les lois sont souvent discriminatoires à cet effet. Aussi, elle maintient la possibilité d’intervenir à l’occasion pour des cas où les personnes impliquées auraient moins de 18 ans.
Que veut dire Amnesty par privé ?
AI considère que personne ne doit être emprisonné parce qu’il/elle est homosexuel(le), sur la base de relations librement consenties en privé et entre adultes. AI juge du caractère privé de ces actes sur une base raisonnable, c’est-à-dire en prenant en considération, non seulement si les personnes en question étaient hors de vue et de l’écoute du public, mais encore si elles ont fait des efforts pour ne pas être vues ni entendues.
Que dit Amnesty du droit au mariage et à l’adoption pour les personnes homosexuelles ?
Amnesty International ne prend pas position sur l’égalité des droits familiaux des homosexuels, par conséquent elle ne se prononce pas sur la requête au droit au mariage et à l’adoption, portée par plusieurs mouvements LGBT dans le monde.
Amnesty à la Gay Pride ? Eh oui...
Lors de cet événement [2], notre participation vise un public plus large. Il est en effet primordial que toute l’opinion publique soit consciente que l’homosexualité peut être un motif de discrimination, d’emprisonnement, de torture et même de mort partout dans le monde.
Notre participation a permis d’ajouter la thématique des droits humains dans la plate-forme de revendications de la Lesbian & Gay Pride en Belgique. Par ailleurs chaque année, AIBF porte un message clair et bien identifié par le public et la presse. Les membres qui participent répondent à de nombreuses questions du public sur l’ensemble du travail d’Amnesty International et diffusent énormément d’informations (rapports, cas d’appel, pétitions, dépliant d’adhésion). Les Yékés recrutent un nombre important de personnes à cette occasion. De plus, il arrive régulièrement qu’Amnesty participe à des manifestations dont elle ne partage pas la totalité des revendications (par ex. manifestation lors de la venue de G.W. Bush à Bruxelles en 2000).




