Accueil du site > Actions en cours > Les actions urgentes > VÉNÉZUÉLA José Luis Urbano, les membres de sa famille et le personnel de (...)

VÉNÉZUÉLA José Luis Urbano, les membres de sa famille et le personnel de l’association Pro-Defensa del Derecho a la Educación

Craintes pour la sécurité

mercredi 28 février 2007, par Equipe Action Urgente

AMR 53/001/2007

AU 46/07

Craintes pour la sécurité

VÉNÉZUÉLA José Luis Urbano (h)
et les membres de sa famille
Le personnel de l’association Pro-Defensa del Derecho a la Educación
26 février 2007

Le 10 février, le défenseur des droits humains José Luis Urbano a été blessé par balle à Barcelona, la ville où il habite, dans l’État d’Anzoátegui (dans le nord du pays). Cet homme est le président d’une ONG qui défend le droit à l’éducation, Pro-Defensa del Derecho a la Educación (Organisation pour la défense du droit à l’éducation). Il ne bénéficie d’aucune protection de la part des autorités. L’attaque dont il a été victime semble liée au fait qu’il a critiqué publiquement la qualité de l’enseignement dispensé aux enfants défavorisés de son État, ainsi qu’à des allégations de corruption.
Pro-Defensa del Derecho a la Educación avait organisé une conférence de presse le 9 février, afin d’attirer l’attention du public sur la qualité de l’enseignement offert aux enfants pauvres de l’État d’Anzoátegui, qu’elle juge très insuffisante. Cette association a également affirmé que des frais de scolarité étaient perçus, alors que l’éducation était censée être gratuite. Le même jour, José Luis Urbano a reçu un appel téléphonique anonyme au cours duquel son interlocuteur l’a menacé : «  Cesse de fouiner, ou il pourrait t’arriver malheur. »
Dans l’après-midi du 10 février, alors que José Luis Urbano et son épouse se rendaient de leur domicile au centre de Barcelona, une voiture noire de marque Mitsubishi s’est arrêtée à côté de leur véhicule. Deux hommes en sont sortis et l’un d’eux a passé un pistolet par la vitre du côté de José Luis Urbano. Son complice lui a ordonné : « Tue-le, c’est le type de Pro-Defensa. ». José Luis Urbano a réussi à saisir le canon de l’arme, mais l’homme a tiré et l’a touché à l’abdomen.
Les assaillants ont redémarré, et José Luis Urbano et sa femme se sont rendus à l’hôpital. Sur la route, ils ont fait signe à une voiture de police de s’arrêter, et celle-ci les a accompagnés. Malgré cette précaution, les agresseurs les ont suivis jusqu’à l’hôpital. Le Defensor del Pueblo (médiateur) a veillé à ce que José Luis Urbano bénéficie d’une protection policière pendant son hospitalisation. Cependant, cette mesure a pris fin dès qu’il a quitté l’hôpital, le 20 février, bien que sa femme eut déposé une plainte relative à son agression auprès de la police et du bureau du médiateur le 19 février. À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’a été ouverte à la suite de cette attaque.
Pro-Defensa del Derecho a la Educación prévoit de lancer un appel à la radio les 2 et 3 mars, afin de collecter des fonds pour aider les enfants défavorisés à acheter du matériel scolaire. Amnesty International craint fortement que José Luis Urbano, ses proches et d’autres membres du personnel de Pro-Defensa del Derecho a la Educación ne soient la cible d’une autre attaque pendant cet appel ou aux alentours du moment où il sera émis.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) :

- déclarez-vous préoccupé par le fait que José Luis Urbano a été blessé par balle, le 10 février, dans l’État d’Anzoátegui ;

- dites-vous profondément inquiet pour la sécurité de cet homme, de ses proches et des autres membres de Pro-Defensa del Derecho a la Educación  ;

- faites remarquer aux autorités que cette attaque semble liée aux critiques que José Luis Urbano a émises publiquement à l’égard du système éducatif de cet État ;

- exhortez les autorités à offrir sans délai une protection à cet homme et à ses proches, conformément à ses souhaits ;

- demandez instamment aux autorités d’ordonner l’ouverture d’une enquête approfondie sur cette attaque et de traduire les responsables présumés en justice ;

- appelez les autorités à enquêter sur tous les cas de menaces et d’actes d’intimidation dirigés contre des défenseurs des droits humains, contre des victimes d’atteintes à leurs droits fondamentaux et contre leurs proches, à déférer à la justice les auteurs présumés de tels agissements et à offrir aux personnes menacées une protection appropriée, conformément à leurs souhaits.
APPELS À :

Ministre de l’Intérieur et de la Justice :
Sr. Pedro Carreño
Ministerio del Interior y Justicia
Av. Urdaneta, Edif. Sede MIJ, Piso 1, Carmelitas, Caracas, Vénézuéla
Fax : +58 212 506 1685
Formule d’appel :
Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,

Procureur général :
Dr. Isaías Rodríguez Díaz
Fiscal General de la República
Fiscalía General de la República
Edificio sede del despacho del Fiscal General de la Republica
Av. Universidad, Caracas, Vénézuéla
Fax : +58 212 576 4419
+58 212 578 3239
Formule d’appel :
Señor Fiscal General, / Monsieur le Procureur général,

COPIES À :

Pro-Defensa del Derecho a la Educación
La Ponderosa – Sector 2
Calle Junín, n. 15
Barcelona, Estado Anzoátegui
Vénézuéla
Courriers électroniques : prodefensadelaeducacion yahoo.com

Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela
Avenue F.D.Roosevelt 10
1050 Bruxelles
Fax : 02.647.88.20
Email : embajada veneuzela-eur.org

PRIÈRE D’INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. APRÈS LE 9 AVRIL 2007, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S’IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

Le B-A.BA du membre des Actions Urgentes
Nous ne remercions jamais assez les membres des Actions Urgentes (AU) pour le temps et l’engagement dont ils font preuve chaque mois : sans eux, le réseau des AU n’aurait pas le poids qu’il a face aux autorités que nous visons. Pourtant, et on ne peut leur en vouloir, certains participants se désinscrivent très vite, souvent parce qu’ils ne s’étaient pas rendu compte de ce à quoi ils s’étaient engagés. Voici une sorte de charte du participant pour éviter les malentendus :

- Agir le plus vite possible pour la/les personnes visées par l’action.

- Respecter les consignes d’écritures fournies avec l’action : attention, nous ne fournissons pas de modèle de lettre.

- Faire suivre à l’équipe des AU toute réponse d’ambassades ou des autorités suite à l’envoi d’une lettre/fax/e-mail.

- Nous tenir informés de votre changement d’adresse (même – et surtout – d’e-mail).

- Quand vous agissez pour une action urgente, vous vous engagez à agir pour toutes les mises-à-jour (ou « follow-up » dans notre jargon) qui suivront et qui souvent vous demandent de continuer à agir. Par contre, ces mises-à-jour ne sont pas comptabilisées dans votre quota mensuel d’actions.

Vous retrouverez les bonnes nouvelles du mois ici :
http://www.amnestyinternational.be/...

Sans votre aide, nous ne pouvons rien. Faites un don. Maintenant!

Répondre à cet article

Focus

e-Boutique

A l'agenda

VÉNÉZUÉLA José Luis Urbano, les membres de sa famille et le personnel de l’association Pro-Defensa del Derecho a la Educación

« mai 2012 »
L M M J V S D
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
 

Pays par pays