La première pierre de protection des droits humains a été posée en 1948 avec la Déclaration universelle des droits de l’homme. Comme c’est une déclaration et non un instrument juridique contraignant, deux conventions de force obligatoire pour les pays signataires ont été adoptées en 1966 par l’assemblée générale de l’ONU : le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (Parce social ou Pacte I) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (Pacte II). En outre, l’Assemblée générale de l’ONU a élaboré un certain nombre de déclarations et de conventions afin de protéger certains droits spécifiques ou certaines personnes ayant des besoins particuliers. Ensuite, des protocoles additionnels à de nombreuses conventions ont été élaborés, qui en définissent l’application et les mécanismes de contrôle. Ils ont pour cette raison une très grande importance.
Convention sur le génocide de 1948
Convention contre le racisme de 1965
Convention sur la lutte et la sanction du crime d’apartheid de 1973
Convention pour la protection des droits des femmes de 1979
Convention contre la torture de 1984
Convention des droits de l’enfant de 1989
Convention sur les droits des travailleurs migrants de 1990
En plus, d’autres accords internationaux existent, qui sont importants pour les droits humains, mais ne font pas partie des accords sur les droits humains au sens strict. C’est par exemple la Convention relative au statut des réfugiés (accord sur le statut des réfugiés), qui a été adoptée en 1951 et définit les droits centraux des réfugiés.
En temps de guerre, les Conventions de Genève de 1949 jouent un rôle significatif pour la protection des personnes, en particulier la convention relative à la protection des civils en temps de guerre et son protocole additionnel de 1977 (voir à ce propos le droit humanitaire). Elle contient des garanties pour la protection de personnes qui ne participent pas, ou plus, aux hostilités, et restreint les méthodes et les moyens bellicistes autorisés. Depuis 1998 existe en outre le Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale, qui permet d’inculper des individus prévenus de crimes particulièrement graves.
La convention la plus importante en Europe est la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH), adoptée en 1950 par le Conseil de l’Europe. Un certain nombre de protocoles additionnels complètent ses déterminations ; ainsi, par exemple, le protocole 6 et 13, grâce auquel la peine de mort en temps de paix, et aussi en temps de guerre, a été abolie. La CEDH a été complétée en 1961 par la Charte sociale européenne. Ensuite, un accord pour la prévention de la torture et des traitements ou des peines inhumains ou dégradants a également été adopté.
De même, une Convention américaine relative aux droits de l’homme a été adoptée sur le continent américain. Suite à la terreur politique qui s’était largement répandue sur le continent, une convention interaméricaine pour la prévention et la pénalisation de la torture ainsi qu’une convention interaméricaine sur la « disparition » de personnes ont été édictées.
La Convention africaine des droits de l’homme, la Charte des droits de l’homme et des peuples (charte de Banjul), a été adoptée en 1986. Dans le monde asiatique et dans le monde arabe, il n’y a pas, jusqu’à aujourd’hui, de convention régionale dans le domaine des droits humains.




